K4422
Tikoun Peracha : Vayakhel



K4422 Tikoun Peracha : Vayakhel

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K4422
Vayakhel

Exode Chemot

35.01
38.20
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35.1
Moïse convoqua toute l'assemblée des enfants d'Israël, et leur dit: Voici les choses que l'Éternel ordonne de faire.

( ; Chemot : 35.1 )




Réunir.



Non suivant le pitoyable slogan politique, qui prétend "rassembler".



Non pour faire du mal.



Un accord essentiel.



Par rapport à lui, les différences ne sont pas des divergences.



Une fois tous les sept ans, Rabenou Tam enseignait la Tora suivant la kabala.



Une profondeur.



Un sens.



Non seulement les approfondissements de la seule règle.



Réunir…



La septième révision (*hazara*) de Rabenou Tam.



La quintessence de la Tora.



La cœur de la vérité.



Quand on ne s’occupe pas trop des détails…



Un programme de vie, qui pacifie tous les autres.



Une acceptation d’autrui.



Qui le connaît et l’apprécie.



Un sourire, dans une existence de paix…





38.8
Il fit la cuve d'airain, avec sa base d'airain, en employant les miroirs des femmes qui s'assemblaient à l'entrée de la tente d'assignation.

( ; Chemot : 38.8 )




Quels miroirs ?



Midrach



Les hommes travaillaient au loin.



Leurs femmes leur apportaient, à pied, de quoi manger.



Ils vivaient, dormaient, là où ils travaillaient, comme esclaves.



D’humbles fardeaux.



Avec de petits poissons, qui étaient aphrodisiaques.



Les hommes mangeaient.



Objets de sollicitude, de compassion.



Ensuite, ils ne pensaient qu’à dormir.



Les femmes excitaient leur désir.



Chir ha chirim 8.5



"Sous le pommier, je t’ai réveillé."



"Là-bas, ta mère était enceinte."



"Celle qui t’a mis au monde."



Chacune se mirait avec son mari, dans son miroir de cuivre.



Elle lui disait :



"Regarde, je suis plus belle que toi."



Regarde, je suis une femme.



Désirable.



Tu m’as toujours énormément désirée.



Que l’esclavage n’éteigne pas ton désir, qui est ta vie.



Je veux provoquer ton érection.



Je veux notre union.



Ta joie, et la mienne.



Je veux aussi des enfants.



Que vive notre peuple, malgré la persécution ignoble exercée par l’Egypte.



Regarde !



Enseignement de Rosine.



Je ne suis pas… "plus belle que toi…"



Il s’agit d’autre chose.



De bien autre chose.



"Si je suis belle, c’est grâce à toi."



Grâce à ton amour, intact, malgré les geôliers et les garde-chiourmes.



"J’ai éveillé ton désir."



J’ai fait tout ce qu’il fallait, pour qu’il s’éveille.



Ma croupe, semblable à une pomme.



Tu es fait pour vivre, pour jouir de la vie.



Non pour souffrir.



Ne te laisse pas réduire au rang de victime, obsédée par le malheur, la menace, et incapable d’autre chose.



Une connaissance, plus haute que toute connaissance…



Grâce à la lucidité des femmes, tout un peuple.



Celui qui était rassemblé, autour de la tente du rendez-vous.



Les miroirs de l’incitation à la vie, les femmes les ont offertes pour édifier le sanctuaire.



Moché, immature, était perplexe, et il s’interrogeait :



Dois-je accepter ce cadeau ?



Il avait pourtant su accueillir, contre l’avis de Dieu, tout réservé, la multitude du *erev rav*, qui voulait fuir l’Egypte.



Mais ici, avec cette mission qui l’isolait, il hésitait.



Pour lui, toute femme était un être étrange.



*Couchit*.



Comme une Ethiopienne.



Dieu a tranché.



Il a décidé.



Il lui a dit :



"Cette offrande, elle est, pour moi, plus importante que toutes les autres."



Les femmes ont été animées d’une prophétie, d’une connaissance intime du vrai, de l’avenir…



Un savoir.



Une inspiration sainte.



Non l’errance d’un peuple perdu, dans son déclin et sa fuite de soi…

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