K4420
Tikoun Peracha : Tetsave



K4420 Tikoun Peracha : Tetsave

=========================
K4420
Tetsave

Exode Chemot

27.20
29.10
=========================


27.20
Tu ordonneras aux enfants d'Israël de t'apporter pour le chandelier de l'huile pure d'olives concassées, afin d'entretenir les lampes continuellement.

( ; Chemot : 27.20)




Un court verset.



Avec ses dix parties.



Toujours, faire monter la lumière.



Ne pas en rester à ce que l’on a déjà acquis.



Hillel



"Si tu n’avances pas, tu recules."



Des olives brisées.



Ne te complais pas dans ce que tu sais déjà.



Vis-à-vis de toi, que ton exigence soit grande.



Zohar



"Rien ne te limite, sinon toi-même"



Que ton humilité ne te conduise pas jusqu’à sa perversion, qui te pousse à t’anéantir.



Chez tout être, des morceaux de merveilles, des bribes.



Chez toi aussi.



Tiens en compte, dans un double esprit critique.



De l’huile d’olives concassées…



Ce n’est pas en toi seul que réside la valeur…



Surtout, monte.



Si tu t’élèves, peu importe le marécage dans lequel tu te trouvais encore…



Moché, absent dans la peracha de Tetsave.



Il n’est en rien question de lui.



Sauf, tout de même, en allusion.



Cette huile, cette lumière que je te demande, qu’on l’apporte vers toi.



Qu’elle ne soit pas l’huile dans laquelle Acher trempe ses pieds.



Ni celle d’Aharon, plutôt vide.



Mais la tienne, tandis qu’elle t’inspire et que tu inspires.



Après la faute du veau d’or, Moché est découragé.



Mais il défend ardemment Israël.



"Pardonne ! Pardonne !"



"Et si tu ne veux pas pardonner, efface-moi du livre que tu as écrit."



"Je ne veux pas y figurer."



"Je ne veux pas contribuer à ton action, si tu es sans pardon."



La malédiction du juste, même si elle est conditionnelle, d’une certaine manière, se réalise.



Moché, dans toutes les parchiot des livres médians de la Tora, est présent.



Sauf dans Tetsave.



Quand Dieu prescrit aux Cohanim leurs vêtements particuliers.



Mamamouchis bien attifés.



Paradant.



Jouant distraitement un rôle.



Aharon sera ta doublure.



Tous croiront qu’il s’agit de toi…



Mais toi, tu seras omis, absent.



Israël sera très fier de ta Tora.



Mais sans toi.



Toi, rendu potiche par le mythe.



Un tombeau inconnu.



Pas de grandes cérémonies, lupercales, dionysies, chandeleur, messes commémoratives.



Pas d’orgies sacrées.



Rien…



Sauf le travail des agences de voyages.



Visiter les nobles tombes, silencieuses.



A Vérone, Roméo et Juliette.



Rabi Nahman de Braslav, réduit au silence à Oman, comme Abélard à Saint Denis.



Tu l’as voulu, Moché…



Tu défends Israël, mais tu es fort loin de lui.



Juste après la sortie d’Egypte, tu t’es plaint à Dieu, sans rien dire d’explicite :



"Encore un peu, et ils me lapideront…"



Des Cohanim d’apparat, endimanchés.



Comme la fille du Nil, superbement parée, avant d’être précipitée dans le fleuve, pour assurer un minimum de fertilité.



Mascarade quotidienne de Quetzalcóatl, pompant d’abord le sang des jeunes gens, ensuite le pétrole.



Pas suffisamment de cérémonies vides.



Pourtant, les notables paient pour cela.



Ils exigent d’être noblement encensés.



Montrés.



Exhibés.



Félicités.



Adorés.



Par ta faute, cet appareil essentiel est réduit au minimum.



Heureusement, la haine contre Israël, les meurtres, les guerres, leur permet de se réunir souvent, dans l’urgence.



De se montrer dans leur grande beauté.



Nakdimon ben Gourion est très riche.



Dans son dos, il suspend de l’argent.



Les pauvres peuvent prendre cela, sans être humiliés par son regard.



Quand il meurt, la fille de l’immense notable bienfaiteur, se trouve dans la misère.



Elle en est réduite à manger, dans les excréments des chevaux, les grains qui n’ont pas entièrement été digérés.



Elle demande l’assistance de Rabi.



Celui-ci lui demande comment elle s’est retrouvée dans ce triste destin.



Elle répond :



C’est qu’il n’était pas vraiment généreux.



Il voulait que l’on admire sa générosité.



Et tout cela, sans Moché, dépossédé de son image "people".



Incognito en Israël et dans le monde.



Le pauvre peuple, livré à la religion.



Sans recours.



Sans vitalité.



Seul l’antisémitisme le maintient, un peu, en vie…



Mais pour quoi faire ?



Juste pour meubler les livres de reliques, la vaine histoire…

Retour à la page d'accueil : ici