K4353
Tikoun Peracha : Haazinou



K4353 Tikoun Peracha : Haazinou

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K4353
Haazinou

Deutéronome Devarim

32.01
32.52
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32.1
Cieux! prêtez l'oreille, et je parlerai; Terre! écoute les paroles de ma bouche.
32.2
Que mes instructions se répandent comme la pluie, Que ma parole tombe comme la rosée, Comme des ondées sur la verdure, Comme des gouttes d'eau sur l'herbe!
32.3
Car je proclamerai le nom de l'Éternel. Rendez gloire à notre Dieu!

( ; Devarim : 32.1 )



Ciel et terre !



Ils ne sont en rien séparés.



De même, ton corps et ton caractère sont unifiés, ce qui te donne la joie de Dieu.



Et aussi la tienne.



Rien ne te sépare de lui.



Rien ne te sépare de toi.



Laisse de côté les maladies psychiques que sont les religions.



Sache jouir de chaque chose.



Ne déplorant rien.



Vis toutes les modalités du bonheur.



Celles qui, selon le traité Yebamot, appartient à celui qui a une femme.



Tandis que l’autre, selon Rabi Eleazar, n’est pas vraiment un homme.



Yebamot 62 B



Yebamot : Celui qui est sans femme, il lui manque six choses.



Il est sans joie.



Sans bénédiction.



Sans bien.



Sans Tora.



Sans protection.



Sans paix.



Ces six choses constituent la vie.



Tu es capable de les vivre, si tu as une femme.



Elle est toi, sans être toi.



De même, toi et ton corps sont comme mari et femme.



Ils représentent l’extraordinaire de l’union, alors qu’elle peut d’abord apparaître comme un impossible paradoxe.



Cherche tout en ta femme.



Mais rien en un dieu mythique, celui des religions, c’est-à-dire des idoles.



Avec elle, par elle, tu peux tout goûter.



Elle t’offre un accès réel au divin.



C’est pour cela qu’Adam a appelé Hava "mère de tout vivant".



Mère, pour toi, de toute vie.



Quatre niveaux de l’étude.



Les expériences de la joie.



Pluie



Rosée



Ondées



Verdure



Toutes les modalités de ton intelligence, condiment et assaisonnement accompagnant ton bonheur.



Je t’ai créé, pour que tu sois constamment heureux.



Ne sépare pas en toi ton corps et ton âme.



Ne fais pas comme les stoïciens.



Les gnostiques idolâtres.



Les religions, toutes ineptes, pressées de te priver de la joie de ta vie.



Sois pur, complet et bon.



Tout autre être, il est comme toi.



Et tu l’aimes.



Il n’y a aucune frontière entre toi et lui.



Ta tendresse exclut toute agressivité.



Toute rivalité.



Toute envie.



Toute jalousie.



Ta Tora t’apporte tous les bonheurs.



Six facettes, celles de la féminité.



Celles de l’action, qui est contemporaine de l’action des six jours de la semaine.



Au cœur de ta vie, tu es le Chabat de la volupté.



Quand aucune tension ne t’appelle à agir, dans l’urgence et la tension.



Ce sont les six verbes de la bénédiction des Cohanim, décrits par le Gaon de Vilna.



Au cœur de chaque chose, tu n’es en rien aux prises avec une réalité insalissable, dont tu serais exclu.



Tu n’es en rien un étranger.



Encore moins à toi-même.



Ta femme, source de ton bonheur, n’est en rien une énigme.



Mais un exquis trésor, me cœur de ton cœur.



Ta Tora est un chant.



C’est ce qu’est ta vie.



Ta conclusion est ce chant de Haazinou, qui la conclut.



Gaon de Vilna



614 mots dans Haazinou, la valeur de *hérout*, la liberté.



Les 613 commandement, et le principe de la Tora.



Un principe merveilleux, qui te voit unir toutes les dimensions de ton être et de ton action.



Liberté !



Oui, une expérience intime.



Tu n’es en rien esclave, soumis.



Je t’ai fait sortir de la détresse, de l’angoisse de l’Egypte.



En rien tu n’es esclave, soumis aux esclaves, aux esclaves d’esclaves.



Heureux de ton être, tu as la parfaite maîtrise de toi, dans ta plénitude.



32.39
Sachez donc que c'est moi qui suis Dieu, Et qu'il n'y a point de dieu près de moi; Je fais vivre et je fais mourir, Je blesse et je guéris, Et personne ne délivre de ma main.

( ; Devarim : 32.39 )




Le verset le plus long de la peracha.



Il contient son plus intime secret.



Quatre fois le mot *moi*.



Et une fois, le mot *aïn*, l’infini.



Moi précieux.



Aucune perversion ne doit te conduire à l’anéantir, maladivement, dans cette fausse humilité, *anava*, qui a la valeur, 131, de Samaël, nom du Satan.



Samaël, le dieu de l’Occident, qui a succédé à Mitsraïm, celui de l’Egypte.



Soi-disant *El*, Dieu.



Mais aussi, et surtout, *Sam*, le poison.



Poison de l’agressivité, qui te conduit à haïr.


A exterminer.



Les victimes de l’Eglise.



De l’inquisition.



De la Saint-Barthélemy.



Jan Hus.



Giordano Bruno.



Les dizaines de millions d’Amérindiens, exterminés par la méchanceté des conquérants européens de l’Amérique.



Ne crois pas qu’en anéantissant ton ego tu fasses œuvre bonne.



Tout au contraire, tu accentues ta haine pour tout ce qui n’est pas toi, et tu déploies tes guerres infâmes, "pour la plus grande gloire de Dieu".



Quatre expressions du moi, *ani*.



Quatre premiers niveaux de ton être, des quatre méthodes d’étude qui l’embellissent.



Nefech, vouloir-vivre.



Rouah, personnalité.



Nechama, intelligence.



Haya, la vivante, pour laquelle il n’y a plus de mal.



Le aïn ?



C’est l’infini en chaque personne.



Cette yehida qui a sa place unique dans l’univers.



Personne, jamais, n’a été comme toi.



Tu ne ressembles à aucun être qui ait jamais existé.



Unique, tu sais reconnaître le caractère unique de chaque être.



Au lieu de le ramener aux catégories ineptes :



Mon identité



L’intelligence



La citoyenneté



L’appartenance



La soumission à ma foi.



Deux *aïn* dans le verset.



Ton infini, et le mien.



Celui, tout aussi précieux, de chaque être.



Indépendamment des ressemblances et des dissemblances.

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