K4348
Tikoun Peracha : Choftim



K4348 Tikoun Peracha : Choftim

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K4348
Choftim

Deutéronome Devarim

16.18
21.09
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16.18
Tu établiras des juges et des magistrats dans toutes les villes que l'Éternel, ton Dieu, te donne, selon tes tribus; et ils jugeront le peuple avec justice.
16.19
Tu ne porteras atteinte à aucun droit, tu n'auras point égard à l'apparence des personnes, et tu ne recevras point de présent, car les présents aveuglent les yeux des sages et corrompent les paroles des justes.
16.20
Tu suivras ponctuellement la justice, afin que tu vives et que tu possèdes le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne.

( ; Devarim : 16.18 )




Des juges et des policiers.



Dans une hiérarchie qui donne leur grande dignité aux juges.



Et non une société de mascarade, de terreur, gouvernée par la police.



Tandis que les juges ne sont que l’émanation d’une volonté arbitraire de dirigeants ineptes, confisquant toute liberté.



Des juges qui jugent, équitablement.



Non ceux qui génèrent la famine, la vie impossible.



Rout 1.1



"Alors que les juges jugeaient, il y eut une famine."



Talmud



Quand les juges doivent être jugés, il y a famine.



Le manque de tout.



La vie dans la détresse.



Règne des dictateurs de toutes sortes.



La crise ?



A cause des abus des chefs.



Quand ils imposent leur volonté de caprice.



Que leurs décisions engendre le chaos.



Quatre dignités.



1)

Le sage.



2)

Le roi.



3)

Le Cohen.



4)

Le prophète.



Les quatre sont mentionnées dans la peracha de Choftim.



1)

Le sage.


Il pense, réfléchit.



Son jugement est mesuré, perspicace.



2)

Le roi.



Il est l’exemple et le modèle de la liberté.



Mais celle-ci doit appartenir à tous.



3)

Le Cohen.



Il sait s’occuper de chacun.



N’abandonner personne à un échec quelconque.



A sa solitude.



A ses désespoirs.



4)

Le prophète.



Il a une flamme.



Un génie.



Une connaissance aiguë de ce que chacun doit accomplir.



Quatre merveilles.



Encore mieux que la belle séparation des pouvoirs, de Montesquieu.



Les initiales ?



Le roi, melekh, mem.



Le sage, hakham, het.



Le prophète, navi, noun.



Le Cohen, cohen, kaf.



Les initiales forment le mot *mehanekh*.



"L’inaugureur."



Considère que chaque être, à chaque instant, est à "inaugurer".



Qu’il ne vive pas en deçà de ses énormes possibilités, ce qui, selon le Ari, est la mort.



Dans tes quatre facultés essentielles, reconnais la valeur immense de chacun.



Donne-lui, avec toutes tes capacités, le pouvoir d’éclore, de grandir.



Alors, alors seulement, tu exerceras vraiment ta qualité de juge.




21.1
Si, dans le pays dont l'Éternel, ton Dieu, te donne la possession, l'on trouve étendu au milieu d'un champ un homme tué, sans que l'on sache qui l'a frappé,
21.2
tes anciens et tes juges iront mesurer les distances à partir du cadavre jusqu'aux villes des environs.
21.3
Quand on aura déterminé la ville la plus rapprochée du cadavre, les anciens de cette ville prendront une génisse qui n'ait point servi au travail et qui n'ait point tiré au joug.
21.4
Ils feront descendre cette génisse vers un torrent qui jamais ne tarisse et où il n'y ait ni culture ni semence; et là, ils briseront la nuque à la génisse, dans le torrent.
21.5
Alors s'approcheront les sacrificateurs, fils de Lévi; car l'Éternel, ton Dieu, les a choisis pour qu'ils le servent et qu'ils bénissent au nom de l'Éternel, et ce sont eux qui doivent prononcer sur toute contestation et sur toute blessure.
21.6
Tous les anciens de cette ville la plus rapprochée du cadavre laveront leurs mains sur la génisse à laquelle on a brisé la nuque dans le torrent.
21.7
Et prenant la parole, ils diront: Nos mains n'ont point répandu ce sang et nos yeux ne l'ont point vu répandre.
21.8
Pardonne, ô Éternel! à ton peuple d'Israël, que tu as racheté; n'impute pas le sang innocent à ton peuple d'Israël, et ce sang ne lui sera point imputé.
21.9
Ainsi, tu dois faire disparaître du milieu de toi le sang innocent, en faisant ce qui est droit aux yeux de l'Éternel.

( ; Devarim : 21.1 )




Ne laisse mourir personne.



Que personne ne connaisse une existence délabrée, cadavre dans la solitude et la désolation.



Il t’appartient de discerner ce qui est nécessaire à chacun.



Comme sage, roi, Cohen, prophète.



De le lui apporter.



Que ton existence lui soit bienfaisante.



Qu’il puisse vivre et bien vivre.



Au lieu que la magie, dans toutes ses variations, est cette détestable religion qui confisque la vie.



Qui ne laisse à sa place qu’une odieuse prison, à l’intérieur de laquelle la vie est ignoble.



Toi, juge équitablement.



Que ta rencontre de chaque personne soit, pour toi, l’occasion de lui apporter sens de sa vie et plénitude.



Autrement, ta Tora n’est rien.



Un simple simulacre magique.

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