K4317
Tikoun Peracha : Yitro



K4317 Tikoun Peracha : Yitro

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K4317
Yitro

Exode Chemot

18.01
20.26
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18.1
Jéthro, sacrificateur de Madian, beau-père de Moïse, apprit tout ce que Dieu avait fait en faveur de Moïse et d'Israël, son peuple; il apprit que l'Éternel avait fait sortir Israël d'Égypte.

( ; Chemot : 18.1 )




Mekhilta

Il est venu vers Israël à cause de trois choses :



1)

Le don de la Tora.



2)

Le passage de la mer rouge.



3)

La guerre contre Amalek.



Trois modalités du miracle.



Quand il a donné sa fille aînée, Tsipora, à Moché, il y a mis deux conditions :



1)

Que Moché le prévienne, quand il le quitterait.



2)

Qu’un des enfants qui naîtrait de leur union soit voué à l’idolâtrie.



Moché a accepté.



Contrairement à Yaacov quittant Lavan, il préviendrait Yitro.



Ayant rompu avec Israël, il ne se souciait pas de l’idolâtrie.



En Yitro, il a trouvé un maître.



Celui qui, déjà, lui a sauvé la vie, avec Yitro, quand il était enfant.



Yitro a expérimenté et rejeté toutes les idolâtries.



Mais il ne voulait tour de même pas, avec sa fille, que les idées de Moché soient prépondérantes, annulant les siennes.



Moché et Yitro sont frères.



Moché joue le rôle de Hevel.



Et Yitro celui de Kaïn.



D’ailleurs, l’un de ses sept noms est "Kéni".



Il a en lui l’âme de Kaïn.



Le conflit entre Kaïn et Hevel portait sur une femme de plus, qui est née avec Hevel, d’où la jalousie de Kaïn, et le meurtre.



Rabi Yechaya Horowitz

Quand Moché arrive chez Yitro, il retrouve sa femme supplémentaire.



Au niveau le plus élevé de Yitro.



Nefech de Kaïn ?



C’est l’Egyptien que Moché tue.



Rouah de Kaïn ?



Il s’agit de Korah.



Moché demande à Dieu de trancher.



Korah est englouti.



Mais c’est idées, de non hiérarchie dans le peuple, sont bonnes.



Nechama de Kaïn ?



Il s’agit de Tsipora, que Moché épouse.



Moché était d’abord l’élève de Yitro.



Mais avec la responsabilité d’Israël, et de son avenir, Moché trouve un nouvel élève, son beau-père, Yitro.



"Ils sont venus dans la tente."



Ils ont étudié la Tora.



Avec Moché comme maître, et Yitro, comme élève.




18.17
Le beau-père de Moïse lui dit: Ce que tu fais n'est pas bien.
18.18
Tu t'épuiseras toi-même, et tu épuiseras ce peuple qui est avec toi; car la chose est au-dessus de tes forces, tu ne pourras pas y suffire seul.
18.19
Maintenant écoute ma voix; je vais te donner un conseil, et que Dieu soit avec toi! Sois l'interprète du peuple auprès de Dieu, et porte les affaires devant Dieu.
18.20
Enseigne-leur les ordonnances et les lois; et fais-leur connaître le chemin qu'ils doivent suivre, et ce qu'ils doivent faire.
18.21
Choisis parmi tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes intègres, ennemis de la cupidité; établis-les sur eux comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix.
18.22
Qu'ils jugent le peuple en tout temps; qu'ils portent devant toi toutes les affaires importantes, et qu'ils prononcent eux-mêmes sur les petites causes. Allège ta charge, et qu'ils la portent avec toi.
18.23
Si tu fais cela, et que Dieu te donne des ordres, tu pourras y suffire, et tout ce peuple parviendra heureusement à sa destination.

( ; Chemot : 18.17 )




Des conseils de Yitro.



Que Moché ne s’épuise pas, dans son souci de perfection, en rendant la justice.



Qu’il ait de relais.



"Qu'ils portent devant toi toutes les affaires importantes, et qu'ils prononcent eux-mêmes sur les petites causes."



A deux reprises, prudemment, Yitro demande l’approbation de Dieu.



Dieu confirme les conseils de Yitro.



Mais le nouveau système a bien mal fonctionné.



Les juges n’ont pas su hiérarchiser les questions.



Ils se sont contentés de s’occuper des "petites choses".



Israël s’st trouvé enlisé dans la bureaucratie et ses procédures.



L’essentiel disparaissant, au lieu d’être abordé.



Mais cette méthode a été retenue.



Elle explique beaucoup de déclins.



Rabi Menahem Mendel de Kotzk

L’opposant prend l’essentiel pour l’accessoire, et l’accessoire pour l’essentiel.



L’opposant ?



Le *mitnagued*, qui s’oppose à la ferveur hassidique.



Il ne considère aucune ferveur.



Seulement la règle, qui tient lieu de Dieu.




20.1
Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant:
20.2
Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude.
20.3
Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.

( ; Chemot : 20.1 )




Tu as acquis la précieuse liberté.



Seulement si tu es libre, tu es proche de moi.



Si tu es esclave, tu vis seulement la relation avec les idoles.



L’Egypte ? C’était la maison des esclaves.



Vous y étiez esclaves d’esclaves.



Le pays, tout entier, vivait sous le signe de l’esclavage.



Et les maîtres n’y étaient pas moins esclaves que le moindre esclave.



Pour toi, Israël, cette situation est révolue.



Je ne te reconnais comme vivant avec moi que si ta liberté intérieure est entière.



Ne falsifie pas cette joie limpide.



Ne te laisse pas abuser par un sens tragique, fatal de la vie.



Les idoles te rétrécissent.



De même, les religions.



Sans autres ambitions que celle de confisquer ta vie.



Avec une contre-indication générale en ce qui concerne tout bonheur.



Baal ?



Le propriétaire.



Il prétend être le propriétaire de toi, tandis que toute latitude, toute liberté, est criminelle.



"C’est moi qui suis ton Dieu."



Moi, qui t’ai offert et t’offre une liberté entière, définitive.

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