K4307
Tikoun Peracha : Vayetse



K4307 Tikoun Peracha : Vayetse

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K4307


Vayetse

Genèse Berechit

28.10
32.03
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28.10
Jacob partit de Beer-Schéba, et s'en alla à Charan.

( ; Berechit : 28.10 )




La ville, enlaidie par son départ.



Même si ses parents y résidaient.



Il part, à la demande de son père, fuyant Essav qui veut le tuer.



Mais il est porteur d’avenir…




Il s’est heurté à l’endroit.



( ; Berechit : 28.11 )




Affligé de sa culpabilité, envers Essav, il se heurte à Dieu.



Est traumatisé par sa présence.



Incertain.



Pas du tout sûr de lui.



Tout Israël, qui se résume à lui, dans son errance.



Il a été dépouillé de ses biens par Elifaz, fils de Essav.



C’était la condition pour qu’il le laisse poursuivre sa route.



Misérable, spolié…



En juste prolongement de ses propres actes :



Qu’a-t-il fait de ses lentilles, quand Essav avait faim ?



Qu’il était fatigué, jusqu’à la mort.



Comme un jour Jésus, triste jusqu’à la mort.



Mais Jésus descendait de Yaacov, et non de Essav…



Tertullien, malveillant et simplificateur, déclare que Essav est Israël, tandis que Yaacov représente l’Eglise…



Yaacov, découragé, ne connaît pas bien son chemin, si tant est qu’il en a encore un…




28.11
Il arriva dans un lieu où il passa la nuit; car le soleil était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et il se coucha dans ce lieu-là.

( ; Berechit : 28.11 )




Yaacov se trouve dans la misère.



La bénédiction qu’il a volée ne lui sert à rien.



Comme oreiller, seulement des pierres…



Mais il se trouve au mont Moria, là où Abraham a failli tuer son père.



Ici, il dort…



Ce n’avait pas été le cas, chez Chem et Ever.




28.12
Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle.
28.13
Et voici, l'Éternel se tenait au-dessus d'elle; et il dit: Je suis l'Éternel, le Dieu d'Abraham, ton père, et le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité.
28.14
Ta postérité sera comme la poussière de la terre; tu t'étendras à l'occident et à l'orient, au septentrion et au midi; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité.

( ; Berechit : 28.12 )




Une extraordinaire bénédiction, offerte par Dieu à cet être plein de duplicité.



Identifié par les siens à… "la vérité" (Mikha 7).



Ce pays, je te le donne…



Dans toutes les directions.



Tu ne seras affligé par aucune frontière.



Et toutes les familles de la terre seront bénies, grâce à toi.



Non, tu n’es pas "l’ennemi du genre humain", comme le croyait Voltaire.



Ici, Yaacov reçoit la bénédiction d’Abraham.



Dans les mêmes termes.



Après l’avoir reçue de la bouche d’Itshak, qui savait enfin à qui il l’adressait.



"Que Dieu te donne la bénédiction d’Abraham."



A toi.



Et à ta descendance.



Encore davantage que la bénédiction de Dieu à Abraham.



Une responsabilité énorme.



Rendre l’humanité heureuse.



Ni le fanatisme, ni la mauvaise foi, ni les charniers.



Pour chacun, la bénédiction.



Maintenant, redresse-toi.



Va.



Selon le midrach, quand il est entré chez son père aveugle, pour rapter la bénédiction qui ne lui était pas destinée,



Il était



Courbé



En deuil



pleurant



Il mesurait sa faute.



Manipulé par sa mère.



Sans aucun respect pour son père.



Maintenant, une échelle…



Un rêve extraordinaire.



Les civilisations montent et descendent "sur lui".



Et non sur l’échelle.



Leur histoire dépend de la sienne.



De l’opinion qu’il a elle.



Dans l’irresponsabilité, déifier des dictateurs.



Staline, Castro, Pinochet, Erdogan.



De misérables "intellectuels" les encensent, leur attribuent d’immenses qualités.



Israël, plus lucide, si possible.



Même si Raymond Aron a la naïveté de déclarer – et de penser – que Carl Schmitt, puisqu’il avait une grand culture, n’avait… "jamais été nazi".



Même si Serge Cohen déclare :



"Staline est la plus grande autorité scientifique de tous les temps."



Même si Simone Weil, aussi attachante qu’elle soit, émouvante, divague dans son antisémitisme tellement injuste envers Israël.



Une échelle dressée, entre toi et le ciel.



Elle n’a pas de barreaux.



Mais il t’est donné de facilement la gravir.



Ouranos et Gaïa.



Nout et Geb.



Tu as l’immense pouvoir d’unir la terre et le ciel.



De ne macérer dans la malédiction d’aucun péché originel.




29.2
Il regarda. Et voici, il y avait un puits dans les champs; et voici, il y avait à côté trois troupeaux de brebis qui se reposaient, car c'était à ce puits qu'on abreuvait les troupeaux. Et la pierre sur l'ouverture du puits était grande.
29.3
Tous les troupeaux se rassemblaient là; on roulait la pierre de dessus l'ouverture du puits, on abreuvait les troupeaux, et l'on remettait la pierre à sa place sur l'ouverture du puits.
29.4
Jacob dit aux bergers: Mes frères, d'où êtes-vous? Ils répondirent: Nous sommes de Charan.
29.5
Il leur dit: Connaissez-vous Laban, fils de Nachor? Ils répondirent: Nous le connaissons.
29.6
Il leur dit: Est-il en bonne santé? Ils répondirent: Il est en bonne santé; et voici Rachel, sa fille, qui vient avec le troupeau.
29.7
Il dit: Voici, il est encore grand jour, et il n'est pas temps de rassembler les troupeaux; abreuvez les brebis, puis allez, et faites-les paître.
29.8
Ils répondirent: Nous ne le pouvons pas, jusqu'à ce que tous les troupeaux soient rassemblés; c'est alors qu'on roule la pierre de dessus l'ouverture du puits, et qu'on abreuve les brebis.
29.9
Comme il leur parlait encore, survint Rachel avec le troupeau de son père; car elle était bergère.
29.10
Lorsque Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et le troupeau de Laban, frère de sa mère, il s'approcha, roula la pierre de dessus l'ouverture du puits, et abreuva le troupeau de Laban, frère de sa mère.
29.11
Et Jacob baisa Rachel, il éleva la voix et pleura.
29.12
Jacob apprit à Rachel qu'il était parent de son père, qu'il était fils de Rebecca. Et elle courut l'annoncer à son père.

( ; Berechit : 29.2 )




Plein de force, une force seulement acquise maintenant, Yaacov interpelle les bergers.



Il les gronde.



Les admoneste.



Le jour est encore grand.



C’est le moment de travailler.



Non dé récapituler la journée, et de tout ranger…



Ici, le mot "puits", comme l’indique le Zohar, apparaît sept fois.



Une seule fois, au contraire, lors de la deuxième rencontre auprès d’un puits, celui de Moché et des filles de Yitro.



Yaacov est morcelé.



Tout éclaté.



Désemparé, du traumatisme qu’il a contracté, en se "heurtant à Dieu".



Il a quatre femmes.



Préfère un de ses fils.



Connaît beaucoup de malheurs.



Il aime Rahel.



Mais elle est indifférente, l’abandonnant à sa sœur pour moins qu’un plat de lentilles.



Léa l’aime, lui est dévouée.



Mais lui la hait.



Il travaille durement.



Remplace pour Lavan toute bête perdue.



Avant de revenir sur la terre.



De subir la perte apparente du fils aimé, celui qui, selon le midrach, a 27 circonstances dans sa vie qui trouvent leur analogue dans la sienne.



Il n’a plus tellement de force.



C’est Yossef qui commencera une histoire pour laquelle il est plus lucide.



Yaacov revient chez lui.



Les anges de la terre d’Israël viennent l’accueillir.




32.1
Jacob poursuivit son chemin; et des anges de Dieu le rencontrèrent.
32.2
En les voyant, Jacob dit: C'est le camp de Dieu! Et il donna à ce lieu le nom de Mahanaïm.

( ; Berechit : 32.1 )




Il y a deux camps, le mien et le tien.
148 versets dans la peracha, suivant la valeur du mot *Mahanaïm*.



Je ne suis plus tellement absent.



Les anges me consultent.



Ce sont eux qui se heurtent à moi.



Désemparés, ils m’interrogent.



Et moi, qui ne suis plus traumatisé par toi, je sais leur répondre, et guérir leurs traumatismes…

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