K4238
Tikoun Peracha : Korah



K4238 Tikoun Peracha : Korah

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K4238
Korah

Nombres Bamidbar

16.01
18.32
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16.1
Koré, fils de Jitsehar, fils de Kehath, fils de Lévi, se révolta avec Dathan et Abiram, fils d'Éliab, et On, fils de Péleth, tous trois fils de Ruben.
16.2
Ils se soulevèrent contre Moïse, avec deux cent cinquante hommes des enfants d'Israël, des principaux de l'assemblée, de ceux que l'on convoquait à l'assemblée, et qui étaient des gens de renom.
16.3
Ils s'assemblèrent contre Moïse et Aaron, et leur dirent: C'en est assez! car toute l'assemblée, tous sont saints, et l'Éternel est au milieu d'eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l'assemblée de l'Éternel?
16.4
Quand Moïse eut entendu cela, il tomba sur son visage.



( ; Bamidbar : 16.1 )




Moché est atterré…



Il ne comprend pas même le point de vue de Korah.



Celui-ci goûte tellement de privilèges, comme Lévi !



Et voici qu’il convoite même, en plus, la Kehouna !



Mais ce n’est nullement l’ambition de Korah…



Celui-ci n’admet pas la hiérarchie, dans le peuple, entre



1)

Cohanim



2)

Leviim



3)

Isreelim



Pour lui, toute la communauté est sainte.



A quoi correspond cette hiérarchie aberrante, héréditaire ?



La peracha de Kedochim a prescrit la sainteté pour tous.



Et voici le règne, qui indigne, des privilèges, des prérogatives…



Korah n’est compris que par les plus grands.



Et surtout pas par Moché.



Il a eu le tort de s’entourer, selon Abravanel, de trois factions.



1)

Les aînés, frustrés de la Kehouna, au profit des Cohanim.



2)

La tribu aînée de Reouven, elle-même destituée de sa kehouna.



3)

La famille lévitique de Kehat. Les Cohanim sont issus d’elle, comme descendants d’Aharon.



Une alliance ?



Elle déconsidère gravement celui qui se prête, maladroitement, au jeu de l’influence.



La faute de Korah ?



Attribuer à Moché une quelconque soif de pouvoir, qui ne correspond en rien à lui.



Un indigné s’entoure de mécontents.



Il déconsidère sa cause.



Apparaît à tous comme un rival jaloux, qui veut remplacer celui qu’il critique.



Korah, incompris de tous.



Mais le Ari explique qu’il a raison.



Seulement, trop tôt.



Un verset du Psaume 92 fait allusion à lui.



Psaume 92.13

"Le juste fleurit comme le palmier."



Les dernières lettres de ces trois mots forment le nom de Korah.



Il est destiné à fleurir.



A advenir.



Pour le moment, c’est l’amandier d’Aharon qui fleurit.



Mais un jour viendra où tous reconnaîtront que Korah avait raison…



En attendant, tous le condamnent, d’une manière révoltante.



Ainsi, le Hatam Sofer :

"Comment Korah a-t-il osé s’opposer à Moché ?"



Le hakham vit bien en Europe, celle des massacres, de la brutalité, de la sauvagerie.



Personne n’a le droit de s’opposer au chef…



L’islam est analogue.



Que prescrit-il ?



L’obéissance aux chefs…



"Obéissez à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité."



Et saint Paul aussi.



Tous doivent vivre soumis.



Et la femme aussi.



Elle n’a pas le droit de prendre la parole en public.



De même Confucius :



Respecter les parents et les maîtres, les dirigeants.



Les respecter, au point de leur donner toujours raison.



Ne pas pouvoir même envisager l’apparition d’une quelconque idée nouvelle.



Vivre dans le sillage d’un passé inéluctable.



Le Gaon de Vilna explique les trois lettres qui se trouvent sur chacun des trois fanions.



Et les qualités correspondantes.



Ce sont respectivement les initiales de quatre qualités.



Celles qui sont figurées, quand on épèle les lettres des noms des pères.



1)

Yehouda

Dieu est notre Dieu

Alef yod yod

La vérité



2)

Reouven

Beit tsadé beit

Matin, midi, soir

La prière



3)

Efraïm

Rech het qof

L’attitude critique



4)

Dan

Mem kof beit

Dieu est saint, il est source de bénédiction, il règne

Sa présence



Les troisièmes lettres des noms des pères ?



*Hoker*, le scrutateur.



Celui qui cherche.



Qui s’interroge.



Qui ne vit pas sur l’acquis des coutumes et attitudes bien balisées.



Egalement,



*Rahak*



Celui qui s’éloigne.



Qui prend du recul, des distances.



Ces mêmes lettres forment le nom de Korah.



Korah ?



L’avenir.



La mise en question.



L’esprit d’ironie et de critique.



Selon le Ari, il est présent, dans le Psaume 92, écrit par Adam.



Il s’agit de l’avenir de tous les hommes.



Au-delà de la rigidité de la soumission à un passé qui n’est pas mis en question, et qui est stérile.



Korah ?



La vérité, la beauté en Israël.



Un artiste combattu et condamné.



Mais vivant la fécondité du génie.

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