K4211
Tikoun Peracha : Vayigach



K4211 Tikoun Peracha : Vayigach

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K4211
Vayigach

Genèse Berechit

44.18
47.27
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44.18
Alors Juda s'approcha de Joseph, et dit: De grâce, mon seigneur, que ton serviteur puisse faire entendre une parole à mon seigneur, et que sa colère ne s'enflamme point contre ton serviteur! car tu es comme Pharaon.

( ; Genèse : 44.18 )




Yehouda s’est approché…



Au moment de l’accueil haineux de Yossef, venu prendre de ses nouvelles et de celles de ses frères, "ils l’ont vu de loin".



Bernard Picard

"lls ont choisi de le voir de loin"."



De l’exclure de leur intimité, de leur amitié.



Ils se sont considérés comme radicalement différents de lui, si grand, et homme de rêve.



Ils l’ont privé de leur affection, de leur amitié.



Yossef a pleuré.



Ils n’en ont pas été émus.



Impitoyablement, ils l’ont condamné, meurtri, humilié.



22 années après, Yehouda s’offre comme esclave à la place de Biniamin, compromis dans une fausse affaire de vol de coupe précieuse.



Sans savoir encore à qui il parle, Yehouda défend, comme s’il s’agissait de lui-même, Biniamin, fils de la femme aimée de Yaacov, la rivale de sa mère, Léa.



Sans rien expliquer, sans rien s’expliquer, Yossef a eu raison de faire confiance à ses frères.



D’espérer qu’ils réparent leurs fautes.



Ils l’ont impitoyablement condamné.



Ils l’ont dénudé.



L’ont plongé dans un puits, qui contenait des serpents et des scorpions.



Ils l’ont vendu à des commerçants ismaélites, comme esclave.



Yossef, amoureux de ses frères, les guette.



La famine les conduit en Egypte, pour y acheter du blé.



Il ne se dévoile pas à eux.



Il ne les confond pas, en leur révélant leur indignité.



Il agit de telle manière qu’ils se conduisent fraternellement envers Biniamin.



Il s’avère alors que leur amour est partagé.



Que leur sombre comportement a été réparé, dans leur dévouement, quand Biniamin est retenu comme esclave.



Yossef ?



Le juste.



Celui qui aime.



Qui ne se venge pas.



Qui n’a aucune rancune envers ses frères.



Lévitique 19

Ne te venge pas.

Ne sois pas rancunier.

Mais aime chacun comme toi.



Exactement comme s’il s’agissait de toi.



Yaacov est fourbe, cauteleux.



Même si Mikha déclare :



"Tu donnes la vérité à Yaacov."



Mais Yossef, qu’aucun verset ne vante comme juste, se conduit dune manière admirable, et pourtant normale.



Si Israël, dans son ensemble, de même que chaque Juif, se conduisait noblement comme Yossef, il ne serait jamais question d’une haine quelconque des peuples du monde, unanimes, contre lui.



Ni des Protocoles des sages de Sion, ni de ceux de leurs imbéciles.



Mais Israël n’est guère capable de l’amour que Dieu lui demande.



Il est tout entier vengeance et rancune.



Yossef ne parvient plus à se contenir.



Bouleversé par l’attitude tendre de Yehouda envers Biniamin, il se dévoile, enfin, à ses frères.



Mais rien n’est joué.



Ceux-ci, selon le midrach, veulent le tuer.



Il les amadoue, en leur montrant son sexe circoncis.



Lui qui est né circoncis, comme Adam, Noah, Moché, Yirmia…



Comme si l’ablation du prépuce constituait un signe de reconnaissance.



Comme si un sexe marqué, comme celui des autres hommes de ton ethnie, justifiait indulgence et intimité.



Un geste barbare, entre barbares…



D’ailleurs, les Egyptiens étaient circoncis.



Si chacun te voit faire l’amour avec ta femme, comme Itshak et Rivka, c’est que tu es digne d’estime…



Un geste obscur, entre êtres obscurs.



Yaacov descend en Egypte.



Poussé par la famine.



Mais celle-ci n’est pas vraiment importante.



C’est la deuxième année de famine.



Mais celle-ci s’arrête, de par la bénédiction de Yaacov.




46.29
Joseph attela son char et y monta, pour aller en Gosen, à la rencontre d'Israël, son père. Dès qu'il le vit, il se jeta à son cou, et pleura longtemps sur son cou.

( ; Genèse : 46.29 )




Yossef retrouve son père, et son père, son fils préféré.



44 années de séparation, au total, pour tous les deux.



Le nombre de lumières de Hanouca, pendant toute la fête.



Une lumière, et beaucoup d’obscurité.



Yossef pleure dans le cou de Yaacov.



Mais Yaacov ne pleure pas dans le cou de Yossef.



Talmud

C’est qu’il était en train de dire le Chema.



Il ne s’est pas interrompu.



Le Chema ?



L’affirmation de l’unité de Dieu.



Notamment, quand on passe d’un univers à un autre.



Ici, de la vie en terre d’Israël à la vie en exil, en Egypte.



Quoi qu’il en soit, Dieu est un…



Gaon de Vilna

Il ne s’est pas interrompu.

Il aurait beaucoup pleuré.

Ses pleurs auraient accusé la culpabilité de ses fils.



Il a fait comme s’il n’était pas concerné par sa douleur.



La dominant.



Pensant à autre chose.



Lui qui a voulu que Dina épouse Chkhem (comme l’enseigne Manitou), il avait déjà vécu ces perspectives, exaltantes, de l’unité.



Yaacov, par générosité, a fait comme si le presque meurtre de Yossef ne lui était rien…

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