K3425
Tikoun Peracha : Tsav



K3425 Tikoun Peracha : Tsav

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K3425
Tsav 5770-2010

Lévitique Vayikra

06.01
08.36
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Parle à Aharon et à ses fils.

Dis-leur :

Voici la Tora de la *ola*.

( ; Lévitique : 6.1 )


Moché n'est pas très enclin à aimer les sacrifices.

A s'intéresser à eux.

Dieu s'adresse donc, plutôt, à Aharon.

C'est sa vocation de sorcier.

Il a appris beaucoup en Egypte.

Et au contact de Moché.

Il pourra conduire des cérémonies.

Prendre la tête d'un culte vénérable.

Le diriger.

L'infléchir suivant les desiderata du peuple.

Pour cette raison, Dieu s'adresse, de préférence, à lui.

Maréchal.

Et aussi des logis.

Ministre.

Et aussi du culte.

Six sortes de sacrifices sont décrites.

Chacune avec ses ramifications.

Sa propre logique.

Le Gaon de Vilna les récapitule, à partir du premier verset du Chema, qui parle de l'unité de Dieu.

Deutéronome 6.4

"Ecoute, Israël, Dieu est notre Dieu, Dieu est un."

Le premier et le deuxième mot contiennent les initiales des divers sacrifices.

*Chema.*

"Ecoute."

1)

Chin : Les *chelamim*.

2)

Mem : la *minha*.

3)

Aïn : la *ola*.

*Ehad.*

"Un."

4)

Alef : Le *acham*.

5)

Het : Le *hatat*.

6)

Dalet : La *toda*, aux quatre modalités, suivant la quatrième lettre, *dalet*.

Six genres de sacrifices, pour se rapprocher de Dieu.

Suivant l'étymologie du mot *sacrifice* :

*Korban*, le superlatif de la proximité.

Au lieu que les dieux idoles soient tellement lointains, absents, inexistants.


1)

Chin : Les *chelamim*.

En tout premier lieu, le sacrifice qui a un seul but, offrir.

On le mange, avec ses amis, avec les pauvres.

Il ne correspond à aucune sorte de culpabilité.

En tout premier lieu, dans la liste selon le Gaon.

Paix en soi.

Paix avec les autres.

Paix avec Dieu.

Le contraire de la religiosité qui confisque la vie, la rend détestable, étouffante, insupportable.

2)

Mem : la *minha*.

Une offrande.

Elle est purement végétale.

Sans la mort d'aucune bestiole.

Sans mise en scène psychologique, comme l'enseigne Nahmanide :

"Voici ce que j'aurais dû endurer."

"Par la bonté de Dieu, c'est une bête qui endure cela à ma place..."

3)

Aïn : la *ola*.

Entièrement consumée.

A cause d'idées graves.

D'intentions perverses.

Tout en elle est toxique.

Personne ne peut la manger.

C'est le sacrifice demandé par Dieu à Abraham.

Puis interrompu par lui, puisqu'Abraham craint réellement Dieu.

*Ehad.*

"Un."

4)

Alef : Le *acham*.

Pour réparer une culpabilité.

Responsabilité.

Et modalités de la réparation de la faute commise.

Avec des variétés de ce sacrifice.

5)

Het : Le *hatat*.

Sacrifice offert, à cause d'une faute commise involontairement.

En Israël, chacun est censé ignorer la loi.

Mais la responsabilité demeure, même si la faute a été commise par inadvertance.

Le *hatat* est mangé par les Cohanim.

Non par celui qui l'offre.

6)

Dalet : La *toda*, aux quatre modalités, suivant la quatrième lettre, *dalet*.

Toda...

Remercier Dieu.

Parce que l'on a échappé à l'un ou l'autre de quatre dangers.

Peut-être aux quatre.

Le Hida montre que les initiales de ces quatre situations forment le mot *haïm*, la vie.

1)

Het : *Havouch*, prisonnier.

2)

Yod : *Yissourin*, épreuves, maladie, dépression.

3)

Yod : *Yam*, la mer. Tu as traversé une mer démontée, malgré la grave tempête qui menaçait de te faire chavirer.

4)

Mem : *Midbar*, désert, tu as traversé un désert désertique, dans lequel tu étais constamment exposé à la mort.

Les initiales des quatre situations sont "la vie".

Tu les rencontres constamment.

Mais tu peux en triompher.

Si c'est le cas, tu es reconnaissant.

Et tu remercies, avec le sacrifice de *toda*, le sixième.

Tous les sacrifices sont encadrés par les *chelamim* et la *toda*.

Tous les deux se déroulent sous le signe du bonheur.

De la reconnaissance.

Et non d'une culpabilité quelconque.

De toute manière, enseigne le Talmud, si tu étudies ce qui a trait aux sacrifices, tu n'as vraiment aucun besoin de les offrir.

Aucun d'entre eux...


Voici la Tora

Pour la ola

La minha

Le hatat

Le acham

Les milouim

Et le zevah ha chelamim

( ; Lévitique : 7.37 )


Une science de la proximité.

C'est à toi de la vivre.

Mais si tu en es capable, il faut que tu ne te plies en rien au protocole sacrificiel, qui n'est que le brouillon des relations que tu parviens, de par ta valeur, à vivre.

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