T3615
Baba batra : Dans la famine, nourrir seulement les sages ? Yonatan ben Amram n’est pas d’accord, il dissimule sa qualité de sage



T3615 Baba batra : Dans la famine, nourrir seulement les sages ? Yonatan ben Amram n’est pas d’accord, il dissimule sa qualite de sage




En période de famine, Rabi a ouvert les trésors aux sages.

Il a dit :

Qu’entrent les maîtres du mikra,

De la Michna,

Du Talmud

De la halakha

De la agada

Mais non les ignorants, qui ne peuvent entrer.



Yonatan ben Amram a forcé la porte, et il est entré.



Il lui a dit :

Mon maître, nourris-moi !



Rabi lui a demandé

As-tu étudié du mikra ?

Il a répondu : Non.

As-tu étudié de la Michna ?

Il a répondu : Non.



Il lui a demandé :

Comment pourrais-je te nourrir ?



Il lui a dit :

Nourris-moi, comme un chien ou un corbeau.



Il l’a nourri.



Ensuite, Rabi a dit :

Pauvre de moi, j’ai donné de mon pain à un ignorant.



Rabi Chimon, fils de Rabi, lui a dit :



Peut-être Yonatan ben Amram est-il ton élève ?

Peut-être ne veut-il pas profiter de jouir de l’honneur que donne la Tora ?



On a examiné la chose, et on a trouvé que c’était vrai.


Alors, Rabi a dit :



Que tous entrent !

( ; Baba Batra : 8 )




Yonatan ben Amram est révulsé par les critères de Rabi.



Rabi Natan Adler examine les connaissances d’un Lituanien qui a besoin d’argent.



Il le lui donne, mais uniquement parce qu’il est savant…



Ce sont les principes moraux de la banque, à Francfort…



Sur le Titanic en perdition, on cherche à sauver seulement les passagers de première classe…



Yonatan ben Amram

Nourris-moi, comme le chien et le corbeau.



Indépendamment de toute vie intellectuelle, j’ai le droit d’exister.



Comme le chien.



Comme le corbeau.



Rabi, qui était donc dépourvu de la sagesse essentielle, a reconnu que Yonatan ben Amram avait raison.



Dorénavant, c’est à tous qu’il a ouvert l’accès à ses trésors.

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