L7726
Wikipédia : "Rabi Menahem Mendel de Kotzk"



L7726 Wikipedia : "Rabi Menahem Mendel de Kotzk"

"Rabi Menahem Mendel de Kotzk"

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Menahem Mendel Morgensztern de Kotzk, dit le Rabbi de Kotsk ou Kotzker Rebbe, est un maître hassidique polonais du XIXe siècle (Goraz, 1787 - Kotsk, 1859).
Attiré par le hassidisme de Yaacov Yitshak Horowitz, il devient le binôme et disciple de Yaacov Yitshak Rabinowitz, le « Juif saint de Przysucha » et, à la mort de ce dernier, celui de Simhah Bounem de Pshiskhe. Fondateur de la dynastie hassidique de Kotzk, il est célèbre pour ses citations et ses enseignements hassidiques, originaux et controversés.
Menahem Mendel naît en 1787 à Goraj, près de Lublin. Son père, Yehouda Leiboush Halperin, un rabbin fortement opposé au hassidisme, est aussi son premier maître. Il étudie ensuite à la yeshiva de Zamosc, où il impressionne ses professeurs et les étudiants par ses connaissances talmudiques. C’est à cette époque qu’il entend pour la première fois les enseignements hassidiques, dispensés dans la synagogue du Voyant de Lublin. Il s’installe alors à Przysucha, où il devient le disciple de Yaacov Yitshak Rabinowitz, Hayeoudi Hakadosh miPshishke (le Juif saint de Przysuscha). À la mort de ce dernier en 1813, il devient le disciple de Simha Bounem de Pshiskhe.
À la mort de Rabbi Simha Bounem, en 1827, une grande partie de ses disciples choisit de désigner Menahem Mendel comme successeur, tandis que certains, préoccupés par son radicalisme, lui préfèrent Avraham Moshe, le fils de Simha Bounem.
Menahem Mendel établit dans un premier temps sa cour à Tomaszow mais, harcelé par ses adversaires, il s’installe à Kotsk en 18291. En 1830, il doit s'enfuir en Autriche à la suite de son soutien à la révolte polonaise. Il ne pourra revenir à Kotzk qu'après avoir changé son nom de Halperin en Morgenstern.
Il officie en tant que rebbe durant 12 ans, sans jamais être à l'aise dans ce rôle, ne supportant ni les démunis qui viennent à lui pour des bénédictions matérielles ni les riches qui s’attendent à recevoir des honneurs pour leurs dons. Il déclare qu’il préférerait avoir 50 disciples, formant un petit groupe d’élite qui suivrait ses enseignements.
Dans le courant de 1839, un conflit éclate avec l’un de ses disciples les plus proches, Mordekhai Yossef Leiner d’Izbica, et atteint son paroxysme au cours de la fête de Simhat Torah de la même année2. Les détails de l’altercation sont flous mais le Rabbi de Kotzk se retire après cet incident pour les 20 dernières années de sa vie2. Il continue de recevoir régulièrement ses disciples les plus proches mais refuse d’officier comme rebbe. Les hassidim continuent cependant d’affluer vers Kotsk, espérant en vain, entendre ses enseignements2.
Menahem Mendel meurt le 22 chevat 5619 (22 janvier 1859) à Kotzk où il est inhumé. Son disciple et successeur, Yitzhak Meir Alter, futur fondateur de la dynastie hassidique de Gour récite les oraisons funèbres.
Menahem Mendel de Kotzk n’a laissé aucun écrit. Selon une tradition hassidique, il les aurait brûlés la veille de Pessah avec le hametz. De brefs aphorismes, des dictons et des histoires sont rassemblés et publiés plus d’un demi-siècle après sa mort, bien que leur paternité, voire leur authenticité, soient remises en cause.
Fidèle aux traditions de Pshiskhe, Menahem Mendel dispense un enseignement austère et sans compromis. Il adopte volontairement un point de vue radical opposé aux demi-mesures, affirmant par exemple qu’il vaut mieux être complètement mauvais que partiellement bon3 et qu’il vaut mieux ne pas étudier que tirer orgueil de son étude4. Les aspects extrémistes de sa doctrine ne seront pas repris par ses étudiants.
LA QUETE DE LA VERITE
Le but de la quête spirituelle du Rabbi de Kotsk est d’atteindre l’emet (hébreu : ??? « vérité ») compris comme un état de vrai et d’authentique, sans mensonge, complaisance ou dissimulation considérés comme contraires à la vie religieuse. Cette quête de l’emet ne doit pas s’embarrasser du respect des conventions sociales ni même de la piété si celle-ci conduit à rencontrer un obstacle lors de la quête5. Menahem Mendel soutient ainsi que la prière par habitude est inutile et que le vrai culte est la recherche incessante de la vérité3.
La vérité se cherche dans la Torah et le Talmud, Menahem Mendel citant le Gaon de Vilna (accessoirement le plus grand opposant au hassidisme) comme exemple à suivre en la matière.
La quête de l'« emet » est sans fin. A contrario, une approche approximative de la vérité ne peut satisfaire3. Il convient donc de se livrer à une introspection continuelle, de rechercher les bonnes actions commises et d’éliminer les mauvaises4.
Où Dieu se trouve-t-il ? Là où on le laisse entrer6
Commentant la sentence « Une personne qui vieillit est comme un singe7 », le Rabbi de Kotzk explique : « De même que le singe imite l’homme, une personne qui vieillit s’imite elle-même et fait ce qu’elle faisait avant. En d’autres termes, la plupart d’entre nous, arrivés à un certain point de notre vie, nous nous contentons, consciemment ou non, de ce que nous sommes. Nous cessons alors d'aspirer à de plus hauts sommets spirituels et nous vivons le reste de nos jours dans l’imitation de nous-mêmes ! »8

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