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Rabi Hizkia Medini : D’abord, son étude ne réussit pas. Mais il est diffamé, se tait, et tout change pour lui



L7019 Rabi Hizkia Medini : D’abord, son etude ne reussit pas. Mais il est diffame, se tait, et tout change pour lui

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Chaim Hezekiah Medini, (Jerusalem 7 Cheshvan 5594 (1834) – Hebron, 24 Kislev 5665 (1905), also known by the title of his chief halakhic work, Sdei Chemed- was a rabbinical scholar during the nineteenth century. His name was originally Hezekiah, Chaim, "life", was added during a period of serious illness. This led to his initials spelling Chacham, appropriately a play on words that also means a sage, although spelled differently it was pronounced similarly.



Ses livres donnent une abondance de principes généraux et de détails de halakhah, et citent une quantité d’auteurs d’époques différentes. Les grands décisionnaires de notre époque ne peuvent s’en passer. Il était grand en Torah et en actes, et nous allons citer une histoire qu’il a lui-même racontée sur l’origine de sa sagesse.
Rabbi ‘Hizkiyahou Medini, auteur du Sdei ‘Hemed, raconta un jour à l’un de ses familiers que dans sa jeunesse il n’avait pas de dons particuliers. Les sources de la sagesse s’étaient ouvertes pour lui à un âge plus avancé, à cause d’un certain incident, que voici.
Quand j’étais un jeune avrekh, raconte le Sdei ‘Hemed, j’étudiais dans un collel financé par un homme riche, et qui se tenait dans sa propre maison. A cette époque-là, je ne faisais pas partie des esprits les plus brillants du collel, mais j’étudiais avec assiduité et je progressais. L’un des étudiants de ce groupe devint jaloux de moi, et me tendit un piège. Il soudoya la femme de ménage qui venait tous les matins nettoyer le Beith Midrach pour qu’elle m’accuse publiquement d’essayer de la séduire quand elle venait tôt le matin au Beit Midrach pour faire le ménage. Un jour, cette femme arriva, et dès son entrée au Beith Midrach, elle se mit à crier en m’accusant d’une conduite indigne. Immédiatement, tout le monde se rassembla, on m’accusa d’hypocrisie, on m’insulta copieusement et ce fut une très grande profanation du Nom de D.. Incapable de supporter pareille honte, je fus obligé de m’enfuir. Le Roch Collel n’avait pas cru cette femme de ménage, et il la renvoya.
Au bout d’un certain temps, quand elle eut épuisé l’argent qu’elle avait reçu pour m’accuser, la femme de ménage vint me trouver pour me supplier de la pardonner du tort immense qu’elle m’avait causé. Elle me promit de raconter en public toute la vérité, et de proclamer qu’il s’agissait d’une machination, et que l’un des avrekhim lui avait donné de l’argent pour qu’elle m’accuse.
Elle ajouta qu’étant donné qu’elle n’avait plus de gagne-pain, une fois qu’elle aurait lavé mon nom elle m’implorait de faire tout mon possible pour lui faire retrouver son travail.
A ce moment-là, dit le Sdei ‘Hemed, je fus confronté à un dilemme considérable. D’un côté, j’étais heureux de cette occasion inespérée de voir mon nom blanchi de cette terrible accusation, et tout rentrer dans l’ordre. J’acquiescerai presque à sa requête. Mais en même temps me vint la pensée inverse. Une terrible profanation du Nom de D. avait déjà eu lieu, et maintenant, si la véritable histoire était connue, il y en aurait une autre à cause de la conduite honteuse du avrekh, et lui-même devrait subir un terrible affront. Il était par conséquent préférable que je continue à souffrir ma honte en silence que de provoquer un nouveau scandale. La décision était très difficile, les pensées se bousculaient dans ma tête, et je changeais d’avis à chaque instant. Finalement, je décidai de dire à la femme de ménage que je m’efforcerais de parler en sa faveur, mais que je lui interdisais absolument de raconter à quiconque l’histoire de la corruption !
Au moment où j’ai pris cette difficile décision qui risquait de mettre en danger tout mon avenir dans le monde de la Torah, finit le Sdei ‘Hemed, j’ai senti que les sources de la sagesse s’ouvraient devant moi. Au lieu du dommage qu’aurait dû entraîner mon choix, j’avais mérité une aide du Ciel exceptionnelle qui m’a mené jusqu’à ma situation présente.



Silence, discrétion.



Ne pas faire honte à autrui, même si cette personne s’est conduite d’une manière ignoble.

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