Y2122
Pensées



Y2122 Pensees

La camionnette d’un artisan : "Copernic, réparations". Lui a réparé une science devenue approximative. Cet artisan, inconscient, place ses techniques sur le même plan. Il ne sait pas qui était Copernic. Attribuant sans doute le nom de son entreprise suivant son adresse. Ne pas accepter que des appareils soient endommagés. Efficacement, les réparer… Une synagogue libérale, rue Copernic à Paris. Elle répare des dogmatismes et la bêtise. Ici, Arnold Schömberg est redevenu juif, grâce au nazisme, après avoir choisi le christianisme. Une hostilité maladive contre Copernic ? Contre la vie…

Le hanneton bêcheur possède une terre ; il cultive son jardin.

Amour contingenté à 12 %, plafonné. Le plus sûr, garanti contre les intempéries.

Télépathie : Deviner quand l’autre en a assez d’une émission télévisiaque, et la lui épargner.

Un orchestre, en Egypte, celui de Bob Azzam. Il chante des chansons en français ; mais ne sait pas prononcer le son "ou", qu’il remplace par "u". D’où la romance : "Où es-tu, mon amur ? Dans quel cieux, dans quel séjour ? Que j’espère, solitaire, ton retur" ? Mais il est facile de reconstituer les paroles.

Une gymnastique habituelle, celle de l’hypocrisie. Tout ce que je fais est bon, et je suis animé d’excellentes intentions. Même quand je suis malhonnête. Talmud : L’homme n’aime pas paraître méchant à ses propres yeux. Même criminel monstrueux, il se déguise, et il déguise. Prétend que tous les autres sont mauvais ; alors que lui est sincère, vertueux, louable… Mensonge, qui caractérise la bourgeoisie, qui la fait reconnaître chez chacun, même chez les êtres les plus remarquables.

Un refusnik, Lowenstein, arrive en Israël, et cherche le Kotel. On met à sa disposition une limousine, mais le chauffeur ne sait pas y aller. Il confond même avec le mot "cottage". Lowenstein demande son chemin à trois jeunes gens, qui montent en "tremp3. Autostop, en jargon hébraïque local. D’où, peut-être, le nom Trump ? Effectivement, il a pris le pouvoir en marche. Les jeunes gens vont justement accueillir Lowenstein au Kotel. Ils ont peur d’arriver en retard. Lowenstein les rassure : Il n'arrivera certainement pas avant vous… J'ai pensé à la limousine prêtée par la comtesse de... Taxis, pour que Rilke parvienne à son sanatorium, à Valmont, en Normandie. Mais surtout au Hozé de Lublin, qui rencontre son vieux maître. Il lui dit qu’il est de Lublin, et le maître lui demande : "Tu l’as rencontré" ? Il répond : "Je le vois tous les jours".

Je n’apprécie pas du tout le discours de réactions aux événements, quels qu’ils soient. Une conjonction de publicité, de mauvaise foi. Chacun cherchant à se servir de bribes de réalité pour démontrer qu’il agit bien, qu’il a raison dans tous les domaines. Il s’agit d’une mort présente en permanence, qui accompagne toutes les paroles.

Tes élections, petit ? Mais ce n’est rien… Des êtres minuscules, qui s’efforcent d’obtenir l’assentiment d’êtres tout aussi microscopiques, dans un jeu vain, qui remplace des mythes et des rites dérisoires.

Les "événements" ? La tragédie de la cruauté, qui passionne. L’odeur du sang, les crimes en série. L’histoire ? Elle fait plus que bégayer (Hegel) : elle jappe.

Une statue d’Auguste, Comte, place de la Sorbonne. Au pied de la statue, un orchestre de jazz. C’était sans doute le métier d’Auguste Comte. Je savais qu’il avait eu une certaine influence sur le Brésil, au point que sa devise, "Ordem et Progresso", figure sur son drapeau. Mais non qu’il s’adonnait au jazz : peut-être en mai 1968 ? Mais tellement de corruption au Brésil… En un sens, il a rejoint le peloton des corrompus, pas très positiviste.

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