Y2107
Pensées



Y2107 Pensees

Dans un roman moderne, je lis une phrase : "Elle le quittera, et elle se soulagera dans la rue, comme un animal". Baal Peor, le dégoût de soi.

Corneille écrit sa dernière tragédie : "Suréna". Il est supplanté par le jeune Racine, et elle n’a aucun succès. Il renonce au théâtre, disant : "La poésie m’a quitté, en même temps que mes dents".

Forcément, Fillon singe Sarkozy. Voulant avoir l’air d’être doué d’une personnalité.

Un concombre élucubrait, conformément à sa nature de concombre. Il pérorait gentiment, en se considérant comme le plus beau des légumes. Pas beaucoup de valeur, pourtant, dans cette verdeur.

Berakhot 61 A : L’homme a deux glandes sexuelles. L’une le conseille pour le bien, l’autre pour le mal. Les deux glandes, dans le langage vulgaire, tirent leur nom du texte biblique et talmudique. Un symbole de vigueur, d’énergie.

Prince noir, grand et dédaigneux… Une habitude de la servitude d’autrui. Un dédain, qui marque sa soi-disant supériorité.

Niveau de la campagne électorale, en France : Beaucoup se morfondent, mais personne ne se sent responsable. Même ceux qui en sont, directement, la cause.

Spécialiste informatique, elle fixe des directives d’utilisation à quelque applications. Tellement compétente, elle se sent supérieure. Elle "surplombe" la femme qui, mécaniquement, "saisira", exécutera. Elle en parle avec dédain, disant : "la nénette"… Elle, elle n’est nullement de ce sexe-là, aux organes sans surprise et bien connus. Elle s’apparente, plutôt, à Prométhée. En rien faible, et soumise à des nécessités quelconques. Que la fille se conforme au mécanisme, qu’elle n’ose prendre aucune initiative. Elles sont toutes incongrues. Sara donne Agar à Abraham, elle lui dicte même les gestes de leur amour. Cette caresse, et non cette autre. Ne sont légitimes que celles qui "procurent" la grossesse, le seul but convenable. Pas de sentiments, pas d’émotions. Que la pondeuse remplisse son rôle, sans oser escompter une quelconque intimité avec l’automate géniteur. Je crée des emplois, moi. C’est pour cela que, naturellement, je ne paie aucun impôt. Mes singes ouvriers s’exécutent, et ils produisent ce que j’ai décidé qu’ils devaient produire. Et je suis un bienfaiteur, moi, pour la société tout entière. Souvent, je prends en légitime tribut certaines de mes ouvrières animales, pour des caresses éphémères et provisoires. Elles connaissent une illusion momentanée, celle de compter. Alors que leurs jeunes poitrines frémissantes, sensibles, se croient sensuelles. Pour moi, elles sont exposées, par paires, dans mon salon, comme des têtes de cerfs, de sangliers. Mais je ne peux pas leur faire place longtemps, au milieu de mes "mile et tre". Très vite, d’autres babouines prennent la relève, et mon salon n’est jamais vide de nouveauté, avec ces jeunes filles toutes proches de l’enfance. Il s’agit du repos de l’entrepreneur, de la confirmation de sa haute humanité créatrice de richesse incontestable. Tandis que les ministres me font la cour, pour obtenir, de ma part encore plus d’inventivité, de commerce, d’efficacité pognonique.

Plus l’avocat enrichi est répugnant, suant le crime, plus il est proche du politicien "irréprochable", qu’il abreuve de "cadeaux" basés sur le passe-droit, le privilège crapuleux. D’où une probité vestige, avec une corruption qui irrigue toute la maisonnée. Il ne reste que le donnant-donnant de l’échange scabreux. Ta légion d’honneur, toi qui es sans honneur, contre un emploi lucratif pour ma femme incapable. Ensuite, les procès indignés. Mais la bourgeoisie disculpe toujours ses enfants. Quand le corrompu a été "blanchi", comme son argent, il se considère, bêtement, comme innocenté. Et il juge de tout, sans se cacher dans le désert de son indignité. La justice est infaillible, comme le pape dépravé. Si elle m’a acquitté, aucun casier judiciaire ne pèse sur moi. Même si j’ai fait le troc pervers d’une légion d’honneur, de deux, contre un emploi improbable et même impossible, pour incapacité magouillique.

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