Y2103
Pensées



Y2103 Pensees

Empathie et Ambatia. Empathie : Voir un problème du point de vue de l’autre. Ambatia, en hébreu : Baignoire. Nous sommes tous dans le même bateau.

Magritte : "Ceci n’est pas une pipe". Avec toutes les variations, autour de cette expression : Humour médiocre.

Un même réalisateur produit deux films ; l’un des deux est un navet, et l’autre, une merveille.

Un homme ramène à la maison deux pizzas parallélépipédiques, sagement superposées. Ensuite, deux corps superposés.

Depuis plusieurs années, une femme tente de me vendre quelque chose au téléphone. Bizarrement, elle m’appelle "monsieur Kohan". Je l’écoute à peine, étant très hostile à la vente par téléphone. Je ne sais pas ce qu’elle me propose, distinguant dans sa courte phrase le mot d’Internet. A chaque fois, en m’excusant, je refuse l’objet de son appel. Mais quelle ténacité ! Elle reprend, tous les quelques temps, une proposition jamais accueillie. J’ai de la peine pour cette femme, probablement asiatique, qui fait ce travail. Mais je ne veux tout de même pas approfondir ces propositions. Une pauvre occupation, ingrate.

Nombreux sont les monstres, qui sont à la tête des Etats. Plus ou moins malades ("Ces malades qui nous gouvernent"), narcissiques, fascinés par le pouvoir. Dans tous les pays, leurs crimes, dont ils considèrent qu’ils sont innocents. Ils persévèrent, jusqu’à leur mort, en général brutale, avant de laisser la place à un autre de leurs congénères.

Vigny a connu beaucoup de femmes. Au lieu de leur être reconnaissant, il écrit tranquillement, dans ses poèmes : "La femme, être malade, douze fois impur". Ce qui ne l’empêchait nullement d’être amoureux d’elles. Une de ses maîtresses, anglaise, lui interdisait d’écrire des mots trop crus. Par-dessus son épaule, elle lisait ce qu’il écrivait, et intervenait énergiquement, s’il s’opposait à sa morale. Dans son poème, "la fille de Jephté", Vigny parle de Dieu. La pauvre file va être sacrifiée, dans le marché conclu entre son affreux père et l’affreux dieu. La fille, désemparée, se plaint. Elle s’adresse à Dieu. "Seigneur, vous êtes bien le Dieu de la vengeance, En échange du crime il vous faut l’innocence. "Seigneur" ? Ou "saigneur" ? Un dieu qui a été capable d’inoculer le "péché originel" à tous les chrétiens, et à beaucoup d’autres, stoïciens, gnostiques, mérite mille fois d’être mis à mort. Heine et Nietzsche s’en sont efficacement occupés. Heureusement, dans les démocraties placides, on n’avait pas encore annulé cette pâle mesure de défense. Une fille qui subit, bêtement, l’arrivisme guerrier de son père. Que se serait-il passé, s’il avait renoncé à sa sanglante victoire ? Le papa se doutait bien qu’il sacrifiait, par son marché, une personne de sa famille, laquelle, d’ailleurs, n’était pas très nombreuse.

Comme ces dieux primitifs aiment le sang ! Le dieu de Jephté, qui n’a aucune envergure humaine. Un soudard, comme il y en a beaucoup dans toutes les armées, même celles de l’Israël contemporain. Au Pérou, la même chose, avec le "Serpent à Plumes" Quetzalcoatl. Il lui faut chaque jour le sang de jeunes gens et de jeunes filles ; autrement, le monde ne pourrait survivre. Les prêtres, soumis, exécutent les victimes, et les dépècent. Ils se revêtent de leur peau, pour faire croire à l’idole qu’ils ont été eux-mêmes sacrifiés… Un mécanisme, une procédure ignoble de meurtre. Aujourd’hui, au Pérou, un Japonais, Fujimori, a été président. Cruel et corrompu. Le Pérou a fini par apprendre à se débarrasser de lui, l’envoyant en prison. Après les Espagnols, chercheurs obstinés d’or. Ensuite, Toledo, nouveau président, péruvien, lui, d’origine indienne. Toledo décida que l’on enseignerait deux langues indiennes au Pérou ; parmi elles, le Quechua. Mais maintenant, il est poursuivi pour corruption, et recherché par la police… Pérou ? Ayez des fruits, proliférez (en hébreu). Que se multiplient, sur la terre impuissante, les corrompus de toutes sortes qui s’abattent sur elle, comme sur tous les autres pays…

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