Y2090
Pensées



Y2090 Pensees

Il parlait toujours de cuistres, de philistins. Mais ce n’était qu’un vocabulaire d’immigré.

Philippe-Egalité vota la décapitation de son cousin Louis XVI. Et il fut lui-même guillotiné.

Le père d’Alexandre Dumas a fait partie de l’armée de Bonaparte en Egypte. Il l’accuse de faire passer son ambition personnelle avant son patriotisme. Lui n’est pas d’accord. Desservi par Bonaparte, tout au long de sa vie. Il peut réintégrer l’armée, mais à la condition expresse d’aller mater la révolte de Saint-Domingue. Un chantage, sur fond de racisme. Son père : "Citoyen-consul, je ne peux pas vous obéir. Vous oubliez que ma mère était une négresse". Ici, Bonaparte est plutôt grossier et répugnant.

Des hommes entre les murs. Comment la prison façonne la vie des Palestiniens
Assia Zaino. Editions Agone. "Que veux-tu que je te dise ? J’ai commencé à visiter les prisons en 1967, quand mon mari était détenu, et là, je suis encore dans la même situation.
Il y a eu une période où tous mes fils étaient en prison, tous. Et moi, j’allais les voir dans trois prisons différentes : dans la même journée je faisais le tour de toute la Palestine pour les voir. Parfois je ne savais pas où ils étaient, ils avaient été transférés sans que je le sache. Un jour, je les ai cherchés dans toutes les prisons de Palestine sans les trouver. Avec la pluie et le soleil, moi je montais dans le bus et j’allais les voir, Mohammad dans la prison de al Khalil, puis Abu Ali, et enfin Sa’id à Adarim. C’était ça ma vie. Des allers et retours continus d’une prison à l’autre, d’un procès à l’autre. Et la nuit, j’étais seule avec moi-même." Depuis plusieurs années, le village palestinien de Nabi Saleh, au nord de Ramallah, lutte contre l’occupation des terres par la colonie israélienne voisine – et fait face à une politique d’arrestations massives et constantes. Chaque famille ou presque a une « histoire de prison. Des mois durant, Assia Zaino a partagé la vie et le combat des habitants du village, manifestant avec eux chaque semaine sous les yeux et parfois les tirs de l’armée israélienne. Anciens prisonniers et familles de détenus lui ont raconté la place centrale qu’occupe la prison dans leurs vies, à quel point elle imprègne et organise le quotidien des Palestiniens. Mais à travers ces témoignages percent aussi les tentatives individuelles de subvertir l’expérience de la détention et de redonner du sens aux sacrifices et aux traumatismes vécus.

Le "nonce apostolique" ? Sans doute une erreur de transcription : "l’annonce apostrophique".

Richelieu visite une communauté chrétienne. Un prêtre fait un discours. Richelieu s’étonne de le voir à son aise, devant lui, "prince de l’Eglise". Le prêtre lui dit qu’il avait préparé son discours devant des choux, et surtout un chou rouge…

Libération… Surtout, rejet de l’emprise religieuse, abusive. Que faire ? La dépravation, comme signe de la liberté. Mais pas d’amour, seulement des accouplements, plus ou moins décevants. Une fausse liberté. Pour sortir du nouveau carcan, des contraintes encore plus sévères. Un ascétisme, l’austérité des divers puritanismes. Egalement, le terrorisme adossé sur la religion. Maintenant, je n’ai rien ; mais ensuite, dans le bordel d’en haut, j’aurai 72 houris, dociles, obéissantes, consentantes. Ensuite, je serai vraiment heureux, au lieu de ne connaître que mes malheurs chroniques, depuis ma naissance.

Des chefs d’Etat… Pour eux, la notion de légalité n’existe pas. Ils s’en affranchissent totalement, sans même en éprouver le moindre plaisir. Je rends tellement de services au pays que je peux bien me laisser aller à toutes les infractions insignifiantes et secondaires.

Féliciter un chef d’Etat nouvellement élu ? Faire semblant qu’il possède un grand nombre de vertus. Beaucoup attendre de lui, après toutes les gabegies originelles.

Je suis facilement influencé, par tout ce que les autres admirent ; c’est mon humilité approximative.

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