Y2085
Pensées



Y2085 Pensees

Beau voyage, Ulysse ? Du Bellay affabule. Vingt ans d’épreuves en toutes sortes. Puis est retourné, plein d’usage et raison"… L’esprit bourgeois esthétise, et embellit.

Pédantisme : "Avancer masqué". Egalement, "au risque de". Et aussi, la "diabolisation", la "chasse aux sorcières". Un langage vide, laid, anonyme et chronique.

Une critique sévère juive de l’Occident ; mais non de la haine.

Une femme se sert de ce qu’elle a, c’est bien normal. Ne pas la critiquer, ne pas lui en vouloir.

Un climat un peu imprévisible et froid, en France. Pauvres pieds, forcément comprimés dans des chaussettes, une dizaine de mois dans l’année. Sauf au lit, à la piscine… Pieds bandés des Chinoises ? Presque.

Un professeur d’université, aux Etats-Unis, a été licencié pour intolérance. Le malheureux n’a pas été vraiment toléré.

"Je déteste ceux qui haïssent leurs ennemis". Mais je les constitue comme tels, et mon attitude est critiquable. Plutôt, les aimer, mais surtout ne pas chercher à montrer la différence, avec les attitudes courantes des gens.

Jésus polémiste : "On vous a dit, haïssez vos ennemis ; moi, je dis de les aimer". Jamais Dieu ne nous a invité à haïr nos ennemis. N’est-ce pas plutôt le cas de Jésus lui-même ? Et pourquoi considère-t-il avec tellement de vindicte, son "figuier stérile" chéri ? Simplement à cause de nos réticences à adopter certains traits de sa velléité, qui le poussait à se diviniser ? Ce n’est pas grave, d’être un peu méconnu d’Israël, avant que des foules chrétiennes dociles arborent ses qualités, et surtout ses défauts. Mais Jésus ne connaissait pas sa gloire tardive. Et elle ne lui apportait rien.

Le seul horizon du directeur du Technion de Haïfa, école d’ingénieurs ? "Produire le maximum de prix Nobel". Rien qui concerne les vocations naturelles d’Israël. Etre "civilisé", à l’européenne. Fier des beaux esprits –techniciens – issus de la sève juive. Une femme, mercenaire au Technion, présente l’idéal supposé des supporters et sponsors : "Unir le cœur et la raison". Dans sa péroraison lancinante, elle répète plusieurs fois l’énoncé du noble idéal. Je suppose que lorsque son chéri l’enlace, elle répète, encore et encore, son idéal dans la vie. Une exposition sur Pascal, à la Bn : "le cœur et la raison"… Pauvre France ! Elle non plus n’a rien trouvé d’autre. Sur les bords de la Seine, Pascal est réduit, dans son génie, à sa plus mince expression. Les ingénieurs du Technion, apparemment, sont bien stupides. Ils sont marqués, à jamais, par le pauvre idéal du mince directeur.

L’affaire de emailles de Hillary Clinton : Simplement, elle ne sait pas tricoter. Cela lui aliène une bonne parti des votes des dames mûres aux Etats-Unis. D’où un grave déficit de votes et de mailles, qui met en péril son avenir mégalomaniaque.

La route d’Istanbul, film de Rachid Bouchareb. Lorsque la police lui apprend qu’Elodie, sa fille unique de 19 ans, est en route pour rejoindre la Syrie, la vie d'Elisabeth bascule. Elle est sous le choc et ne comprend pas ce geste car cette guerre n’est pas la leur. Elisabeth parvient à reprendre contact avec Elodie mais elle est vite démunie face à cette jeune femme qu’elle ne reconnaît plus. Seule dans son combat, elle décide alors de partir en Syrie chercher sa fille et la convaincre de revenir avec elle en Belgique. Le cataclysme, qui semble lointain, est tout proche, et deux vies, au moins, sont bouleversées. Pas d’idéal dans le monde ? Au moins, en emprunter un, même s’il est de pacotille. S’engager, sans la moindre foi, dans l’islamisme, et s’y perdre sans remède.

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