Y2071
Pensées



Y2071 Pensees

La mère de Jules Goldschmidt : "Emes ist der beste sheker". "La vérité est le meilleur mensonge". Si tu mens, tu te trompes toi-même.

Golda Méir : "On n’est pas vraiment juif, si on ne parle pas yiddish". Etroitesse de cœur. Ben Gourion : "Les Juifs marocains sont des arriérés mentaux". Egalement, dans la généralisation et les préjugés. Irrémédiablement exclu, sans que tu puisses y faire quoi que ce soit.

Les Arabes, parias. Parce qu’ils menacent chacun de mort. Leur montrer, au contraire, respect et amitié. Plutôt que de les traiter en fléaux, bêtes sauvages et féroces.

Politiciens israéliens : Des pauvres types… "Jerusalem Mayor: Cable Car Stop in Palestinian Neighborhood Will Clarify Who Really Owns This City'. 'Our ties to Jerusalem can never be unrevealed, Nir Barkat says in video about his plan to provide easy access to tourists sites by cable car, nothing that the cable car will serve not just economic and tourism needs, but also ideological goals". A qui appartient la ville… Est-ce ainsi que Nir Barkat, maire de Jérusalem, ose parler d’elle ? Un objet, ma voiture, mon téléphone, mon téléviseur ?

Des expressions grossières : Passer à la vitesse supérieure ; monter en puissance, en impuissance. Des analogies mécaniques prépondérantes, qui prennent la place de la vie.

Un thriller appétissant : Un film : "Father blood"… Père sanglant. La akéda d’Itshak, Mais elle n’a pas eu lieu. Quelle bonheur de contempler un père trucideur ! Fine joie de la vraie tendresse, au cinéma.

Binyamin ben Eliezer meurt. La presse israélienne déclare, bien bourgeoise : "Heureusement, il est mort innocent". Pas du tout… Il est mort, non condamné, c’est tout. Gandhi, d’Israël, était compromis avec la drogue.

Un antisémite hongrois est décoré. De même, en Israël, un rabbin de Tsahal est nommé, à l’unanimité du pays, qui autorise le viol en temps de guerre.

De grandes fêtes… Gaies, triomphales, orgiastiques. Mais surtout des carnages sous-jacents.

Prodiges de la création des hommes ; mais comme elle est dévoyée en anéantissements divers !

Des événements, racontés dans le mensonge. Les transformer, en vue de s’en servir. Le chef que je représente est parfait ; on ne peut que l’approuver, dans toutes ses glorieuses actions. En réalité, le contraire… La simple médiocrité, rapace et malhonnête. Mais tout cela est soigneusement masqué par celui qui est censé savoir. Qui t’inocule tranquillement son sinistre poison, au nom du "but supérieur" que représente le "but inférieur". Une habitude de la tromperie, de la déformation. Personne ne s’indigne de voir les faits travestis. Chacun se contente de la "vérité mensongère" patiemment inoculée, en se servant des lois de la nature, de la psychologie, de la manipulation.

De quoi s’occupent les dirigeants d’un pays devenu fort petit ? Clochemerle du format des maillots de bain, du sexe des anges, qui n’en ont d’ailleurs pas. Se bercer de l’insignifiant. Comme les distingués collègues font du même, il n’y a aucune honte dans cette fuite, cette démission. Je n’ai besoin que d’être formaliste, de me contenter des sujets dérisoires qui occupent les conversations des êtres vides. Surtout, n’aborder aucun vrai problème. Les fuir, et se prélasser dans le doux murmure de la négation de l’être. Paris vaut bien une déclaration bien athée, après la fureur fervente – et aberrante – des cathédrales construites pour rien.

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