Y2062
Pensées



Y2062 Pensees

Publicité pour une huile : "Elle nourrit, répare, sublime"… Oui, "sublime", une simple catégorie du narcissisme féminin, autour des attraits du corps. On utilise bien aussi le terme "génial", à propos de n’importe quoi. La crise ? une perte généralisée.

Katsav libéré : Pour la "justice israélienne", le harcèlement sexuel, le viol, ce n’est pas grand-chose. Une peccadille pardonnable, surtout pour un président. Va-t-il retrouver son poste ? Ce serait juste ; et il pourrait, à nouveau, faire parler de lui sur le plan sexuel. Quelle indulgence de Rivlin envers lui ! Aucun sens moral dans le pays-marécage.

Ratp, slogans gouvernementaux, Contrex, Avira… Une conjonction de bêtises publicitaires, la crasse générale dans une civilisation gâchée. Mais il n’est pas nécessaire de répliquer au néant. Quant à la "pensée", elle est encore plus absente, soumise et insignifiante, dans ses modes pitoyables.

La famille Crémieux, bien installé dans la manière d’être Français du 19 ème siècle. Adolphe Crémieux, ministre. Concéder aux Juifs d’Algérie la nationalité française, à condition qu’ils renoncent à la polygamie (on ne connaît pas cela en France, où chacun n’a jamais qu’une seule femme). La femme et les deux filles de Crémieux se convertissent, secrètement, au christianisme. Un Crémieux, résistant, arrêté par la Gestapo. Interrogé, il se dit juif, mais athée. Un lent cheminement de la foi, dans le délabrement de l’assimilation aux autres.

Fantasio, d’Alfred de Musset. Wikipédia. Fantasio est cynique, blasé, révolté. Il a « le mois de mai sur les joues, le mois de janvier dans le cœur ». Bref, il s'ennuie, malgré sa jeunesse. Dans cette Allemagne mi-bourgeoise, mi-féodale et romantique où il vit, son ami Spark, solide gaillard qui sait composer avec la médiocrité de la société, tente en vain de le ramener au « normal ». Mais ce que Fantasio cherche au plus profond de lui, c'est une grande pensée, une grande action à accomplir. Celle-ci se présente à lui le jour où l'on prépare le mariage – forcé – de la princesse Elsbeth avec un fat et ridicule prince de Mantoue. La princesse Elsbeth de Munich ? Il s’agit de Sissi, Elisabeth de Bavière. Si possible, lui éviter son mariage forcé avec l’insignifiant François-Joseph, qu’elle n’aime pas et ne peut aimer.

Faux dévots, une engeance courante en chrétienté. En Israël, autrement. Prétendre que le mal est le bien, et le démontrer à force d’érudition. Ni bonté ni intelligence ; seulement des mécanismes sociaux.

Eyal Karim, rabbin, déclare que le viol de non-juives par des soldats israéliens est légitime… Ensuite, il se rétracte. Il paraît que l’on a "sorti ses déclarations de leur contexte", suivant la formule stéréotypée, qui masque à peine le mensonge, tandis que l’on affirme effrontément le contraire. Cet homme est nommé rabbin de Tsahal, cette armée "de défense", qui sait aussi attaquer les femmes palestiniennes, tellement désirables et appétissantes. Pourquoi se priver d’un tel bonheur, quand on est un peu éloigné de tout le contingent des femmes juives, pour des raisons de travail ? Tu les désires ? Prends-les ! Ce ne sont d’ailleurs que des bêtes, comme le furent les amérindiennes en proie au désir des jeunes Américains. Japonais qui savent bien réduire des Chinoises occupées à la prostitution en série. Si tu vends effrontément des armes, pour la paix du monde, tu peux aussi dévoyer des femmes, les plier à tes volontés sexuelles du moment. En ce qui concerne Orpa, belle-sœur de Rout, qui n’a pas quitté l’idolâtrie moabite, son nom dérive de "dos", *oref*. En effet, explique le midrach, elle avait toujours un homme dans son dos, sans savoir qui c’était. Etendons le propos : Rout, elle aussi, a vécu les mêmes mœurs. Organisant la dépravation la mehadrin, conforme à la halakha compréhensive de vain Tartuffe. D’où les mœurs reluisantes d’Israël, dans une continuité toute traditionnelle. Gengis Khan : Il n’y a pas de plus grand bonheur que celui qui consiste à pourchasser les ennemis défaits, à violer leurs femmes et leurs filles, pendant que les larmes perlent sur leurs joues. Effectivement, des plaisirs raffinés. Je croyais que Moché Dayan séduisait les femmes ; mais je me suis peut-être trompé. Peut-être, conformément à la dure morale militaire d’Israël, violait-il aussi les bonnes femmes récalcitrantes, instruments de son plaisir du moment.

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