Y2049
Pensées



Y2049 Pensees

A la manière dont une femme marche, je devine facilement comment elle se donne à un homme. Enfin, une distraction de soi-disant voyant.

Ne joue pas avec ton âge. Accepte-le, n’affabule pas, comme ceux qui se plaisent à faire semblant de le nier.

Germanophile et phobe… En même temps.

Très couramment, les hommes politiques mentent. Ce qui ne les empêche nullement de se moquer des autres politiciens, eux aussi menteurs. Ne m’intéresser en rien à des êtres qui, à ce point, véhiculent la honte.

Constantin, de Byzance, fait manifester : "Vive Constantin et la constitution" !... Le peuple croit que la constitution est… la femme de Constantin.

On me demande si, quittant la Bn, il s’agit d’une "sortie définitive". Je pense au tri vers Drancy, non loin, près de la gare d’Austerlitz. Le définitif de la sortie fait froid dans le dos. Mais aussi, vu un film américain, dans lequel un acteur, condamné à mort, a déposé, devant sa porte, un écriteau : "Absence, pour cause de pendaison". Cela me rassure ; ma sortie est toujours provisoire, et les sages vont toujours, dit le Talmud, d’une victoire à l’autre.

Je rencontre deux jeunes gens vietnamiens. Ils parlent leur langue, et je la trouve, comme d’habitude, très voisine de l’hébreu, sans en comprendre un seul mot. Je le leur dis, et ils apprécient. Leur montre des caractères hébraïques. Ils me disent qu’ils sont étrangers, que c’est très difficile pour eux. Montrer de la sympathie à quiconque est important. Egalement à des étrangers.

Une cousine, communiste invétérée pendant plus de trente ans ; jusqu’à ce qu’elle ait découverte, je crois, chez Staline, quelques légers défauts. Je lui parle de piscine. La seule chose qui l’intéresse, en la matière, est la piscine énormément chère de Paris, Molitor. Elle est tranquillement devenue bourgeoise.

Dans un western, un bandit placarde devant sa porte : "Absent pour cause de pendaison". Scrupuleux, attentif, poli…

Couleurs des tickets de vestiaire de la Bn ? Ceux des jeunes filles de Saint-Cyr, élevées en cocon par la matrone, courtisane vieillie. Du vert, du rouge, du jaune, du bleu. Elle est née en prison, son père, Constant, fils d’Agrippa d’Aubigné, poète huguenot, ayant séduit la fille du directeur. Ensuite, amie de Ninon de Lenclos, partageant avec elle un amant, Villarceaux. Puis, convertie au catholicisme, presque prude, épouse morganatique du roi ensoleillé. Elle l’influence : que la révocation de l’Edit de Nantes interdise la gent protestante, dont elle était pourtant venue. Elle utilise Racine sur le retour, avec deux pièces sans sexualité. Mais les 250 jeunes filles, de noblesse pauvre, s’enflamment tout de même, et vibrent à l’union des corps, sinon aux sentiments affectés. A la Bibliothèque inventée par un président qui se croyait intelligent, des tickets aux couleur des servantes de Françoise, devenue Maintenon, mais sans rien maintenir. La duchesse Palatine : "C’est la femme la plus méchante que j’aie jamais rencontrée". Abandonnée l’amie innocente, Madame Guyon, parce que le sinistre Bossuet lui veut du mal. Inconsciente et néfaste.

17 anciennes ministresses partent en guerre contre le harcèlement sexuel. Elles y ont goûté, quelquefois, sans doute, avec plaisir. Quand la France n’a plus aucun idéal, voici une cause magnifique, qui permet d’opportunément relancer un charme défraîchi, une désirabilité qui n’est plus aussi vivante.

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