Y2041
Pensées



Y2041 Pensees

Saint Thomas d’Aquin n’a jamais ri de sa vie… Mais il a dit que le plus grand crime de tous les temps est le meurtre de Jésus. Je déplore profondément cet ignoble assassinat, mais la phrase de saint Thomas me fait rire.

Des attentats assassins de pas du tout content. Autrefois, Mordekhaï parlait toutes les langues, et il a dénoncé le complot de Bigtan et Terech. Aujourd’hui, les Juifs ne parlent qu’anglais, et un vague jargon dérivé, l’ivrit. Personne ne veille aux attentats, dans le morne Pourim.

La mauvaise foi courante, entretenue par les combats tortueux, le climat cauteleux : "Je n’ai jamais dit cela". Ou bien, encore : "Une phrase sortie de son contexte". Quand on fréquente le crapuleux, on ne s’en distingue guère.

Les meetings des deux Bush ont toujours été très bruyants ; ils ont été élus par le bush à oreille.

Un médicament, contre la mauvaise haleine ; mais il semble qu’il ne peut rien contre les mauvaises pensées.

L’ascenseur de notre immeuble est en panne, et pour longtemps. Les habitants sont catastrophés. A l’un d’entre eux, je dis : "C’est tout de même moins grave que les bombes"… Il n’y avait pas pensé. Richard Strauss, musicien méprisant le nazisme, mais membre du parti nazi, avait une belle-fille juive, Alicia.

Stéréotype ? Un type spécial, particulièrement performant, d’une chaîne stéréo.

Une publicité, citée par Ismaïl Kadaré : "Le savon de Lady Macbeth". Aucun sang ne lui résiste…

Le peuple, vague prétexte ballotté. Orgueil d’Erdogan, orgueil de Trump. Faire semblant que l’on représente une valeur quelconque. Alors qu’il n’y a ici qu’avidité, arrogance, désir de dominer sans limite.

Douce Inde apathique… En réalité, le RSS, mouvement nationaliste violent, extrémiste, autarcique. Déjà, il a assassiné Gandhi. Contre les chrétiens ; mais, surtout, contre les musulmans du Pakistan. L’Inde nous appartient. Elle ne peut qu’être hindoue, hindouiste. Notre force nous vient de Krishna, le divin. Lui qui guette les jeunes filles qui se baignent nues dans le fleuve, qui s’empare de leurs vêtements, et ne les leur restitue que contre un gage. Mais lequel ?... Semblable à Zeus, copulateur et violeur, lui aussi extrêmement divin. Un empire, qui comprend l’Inde, le Pakistan, l’Afghanistan, la Birmanie… Notre gloire infinie, illimitée par un passé sombre et misérable. Ne pas fonder une famille, pour rendre ses devoirs au peuple hindou. Nous sommes valeureux, grandioses. Personne n’a le droit de limiter notre destin. Nous nommons les ministres, nous contrôlons leur inaction, et éventuellement leur action. Nous sommes des Ayatollahs du nationalisme hindou, crispés dans notre quête immature du pouvoir. Personne n’a le droit de nous opposer à nous. Nous savons assassiner, notre hargne l’emporte sur tout le reste.

Inde : On a le droit de consommer des bœufs, mais non des vaches. Celles-ci sont sacrées, et leur virginité doit être respectée. Par contre, sans limite, nous avons le droit de tuer… Nous devons le faire, par devoir envers notre peuple. Respect de la femme ? Guère… Seulement les rites de la Grande déesse, adaptés à l’Inde molle.

Gandhi arrive à résister au désir provoqué par la femme… Autour de sa couche, des femmes nues, qu’il dédaigne superbement. Sans se soucier du respect qui leur est dû, de l’humiliation qu’il leur inflige. Pour que monsieur se trouve très fort, et aussi, n’est-ce pas, très saint. Une non-violence narquoise, qui impose sa force et qui en use sans limite.

Retour à la page d'accueil : ici