Y2029
Pensées



Y2029 Pensees

Du Paty de Clam : Un honneur qui est pati. Un étrange sens de l’honneur, tout bourgeois. Sauver les apparences, sans se soucier de la vérité. Honneur et mensonge, qui caractérise tous les gouvernements.

Parthéno-génèse : elle donne lieu à de nombreuses vierges vertueuses, qui enfantent. Parthéno-exode : Quand le père s’enfuit, fumeur ou non. Parthéno-lévitique : Très rare, et sévèrement contrôlé par les tribunaux rabbiniques. Parthéno-nombres : Guématria abondante. Parthéno-deutéronome : Ne se trouve guère dans les régions habitées.

Comme on voit au mois de mai la bombe… Une erreur de copiste a fait écrire "la rose". Mais le public expérimenté, sans doute, a rectifié.

Hillary Clinton ne séduit pas, aux élections américaines. Si elle était plus sémillantes, on n’aurait pas à le déplorer.

Taubira, très marquée par l’esclavage en Guyane. Pour elle, la qualité de citoyen est acquise définitivement. Elle ne saurait être mise en question par des assassinats, qui ne sont vraiment que des peccadilles. Un principe obsessionnel, conservateur, insoucieux de la moindre justice. Quand on a été garde des sceaux, on peut être irresponsable, comme Rachida Dati, et comme elle. Quand le juridisme n’a pas besoin de se greffer sur une quelconque religiosité.

Passez-moi l’expression — La langue française n’est point fixée et ne se fixera point. Victor Hugo, préface de Cromwell, 1827. Hugo, avide de liberté, se sert de 80 % des mots de la langue. Il est seul dans ce cas. Comme il est critiqué ! A l’Assemblée nationale, on lui repose, aussi, de ne pas être intelligent. Des ouvrages, pour montrer qu’il n’est pas un grand poète… Voltaire honoré par Madame de Pompadour ? Quelles critiques acerbes ! Il n’a vraiment aucun mérite…

Des jeux, qui voient l’ego exacerbé… J’ai raison, entièrement raison. Aucun défaut dans mes idées, mes divers propos. Même s’ils sont nonchalants, distraits.

Dans le rêve, des merveilles. L’imagination est sans limite. Aucun tabou. Les associations d’idées s’imposent, sans la moindre résistance. Mais la faculté de jugement est émoussée. Certaines idées sont prépondérantes, et s’imposent, dans le cauchemar. Sans que l’esprit critique soit en rien présent. Je suis le jouet de mon rêve, soumis à ses caprices extraordinaires.

Quelle dérision, dans le jeu banal de la recherche du pouvoir !... Etre comme un petit enfant, qui désire affirmer sa suprématie, et dominer ses camarades… Chef de mon parti, je suis le seul à réfléchir sainement, à penser. Mes intuitions me viennent de Dieu, qu’il existe ou non. Il faut que tous s’inclinent devant mon génie, qu’il impose mes caprices sans fin.

Ma nullité de politicien s’impose, elle me permet de sortir de mon triste anonymat. Je suis affirmatif, péremptoire, avec mon ton sans réplique. Arrogant, et fier de l’être, puisque je vis ainsi mon incontestable divinité.

Ma corruption ? Un péché mignon, bien pardonnable. Je n’ai fait que recevoir quelques cadeaux. Et si j’ai usé, sans vergogne, de mon influence, elle ne s’exerçait que dans l’admiration, l’amitié. J’ai mérité tout ce que j’ai reçu. Je ne comprends pas ces juges partisans, ignobles, qui déversent sur moi leur hargne et leur indiscrétion. Sans rien y comprendre, je vis sous le signe du lamentable, du méprisable. Soumis à l’injustice révoltante, moi qui ai toujours si bien agi. Moi, qui suis tellement scrupuleux, maladivement honnête…

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