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Pensées



Y2026 Pensees

Mozart n’a pas une très bonne idée de Voltaire, qui n’a pas pu le rencontrer, et qui le regrette. Il déclare : "Il est mort misérablement. Il a crevé comme un chien. Comme une brute. C’est là sa récompense". Qu’avait-il contre Voltaire ? Son athéisme, de catholique fervent, quoique dépravé ? Et de maçon ? Un aspect tout petit, du génie. Voltaire revendique son nom, auprès de Rohan-Chabot, fièrement. Il répond à sa question : "Vous finissez votre nom, je commence le mien". Ce qui est la pure vérité. Rohan-Chabot fait battre Voltaire, par ses gens. Une honte indélébile, pour ceux dont la devise était : "Roi ne puis, comte ne daigne, Rohan suis". Mozart est invité chez les Rohan-Chabot. Le piano, sur lequel il est censé jouer, est pourri. Il fait tellement froid que ses doigts sont gelés, et qu’il ne peut jouer. Il s’y efforce tout de même. Pendant qu’il joue, les Rohan-Chabot dessinent, et ils continuent à dessiner… Une torture, une ignominie. Mozart et Voltaire sont parents. Par Colloredo, qui fit tellement de mal à Mozart. Il faut que chacun reconnaisse l’autre. Au lieu de s’enfoncer dans une bêtise abjecte.

Frédéric II, prince héritier, écrit à Voltaire. Après beaucoup de compliments, il lui demande de bien vouloir corriger le français de son livre sur la tolérance. Voltaire accepte ; il propose même de publier le livre à Paris, ce que Frédéric accepte. Entre temps, il est empereur de Prusse. Désirant, désormais, être despote, il arrête l’édition de Voltaire… Plus tard, il l’invite a Postdam. Mais il lui reproche sans cesse le coup de son séjour. Il déclare, un jour : "Voltaire ? Je mange l’orange, et je rejette l’écorce". Quelle humiliation pour le génie encensé, l’ami ! Voltaire comprend qu’il doit partir, pour "préserver ce qui reste de l’écorce". Il quitte la cour de Prusse.

Voltaire ? Des vers contre le Régent l’envoient à la Bastille. Une belle liberté.

Voltaire est ami de Madame de Pompadour. Il l’encense énormément. Il explique : Cela me valut des récompenses qu’on n’avait jamais données à mes ouvrages.

Voltaire est amer, en raison des aléas que sa fortune connaît. J’en conclus que pour faire la plus petite fortune, Il valait mieux dire quatre mots à la maîtresse d’un roi que d’écrire cent volumes.

Voltaire parle de sa gloire littéraire. Dès que j’eus l’air d’un homme heureux, tous mes confrères les beaux esprits de Paris se déchaînèrent contre moi. Avec acharnement. On m’avait donné toutes les récompenses qu’ils méritaient.

Voltaire est courtisan ? Ma destinée était de courir de roi en roi.

Voltaire : Frédéric II faisait semblant de m’aimer. Je corrigeais ses œuvres Raturais tout ce qui ne valait rien.

Voltaire parle de La Mettrie, pour lequel l’homme est une "machine". Le plus mauvais médecin de la terre. Faisant imprimer tout ce que l’on peut imaginer de plus effronté sur la morale.

La Mettrie meurt. Voltaire en parle, sarcastique. La charge d’athée du roi est vacante. Non, il n’est pas athée, même si beaucoup le considèrent comme tel.


Voltaire quitte la cour de Frédéric. Je pars. Promettant de revenir. Mais avec le ferme dessein de ne le revoir de ma vie.

Il parle de son activité de courtisan : Une princesse qui Dieu merci ne faisait point de vers.

Etre si fin, si noble, et rencontrer la bêtise, la méchanceté…

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