Y2025
Pensées



Y2025 Pensees

Vingt ans après sa mort, Hollande sur la tombe de Mitterrand. Il croyait être sur celle de Pétain.

Une vie, sous le signe de l’assassinat systématique… Des jeunes gens, qui s’y adonnent furieusement, sans relâche. Leur vie n’a pas d’autre sens. Ils sont des justiciers de dieu, avec ou sans dieu. Un non musulman ? Son existence est impie. Il faut absolument le détruire, faire couler son sang. Alors, le tueur se situe au niveau de tous les autres tueurs, de ces prophètes admirables. Lui est sans prophétie, sans inspiration. Mais il se contente de sa participation permanente au meurtre. Tuer pour dieu, sans avoir pourtant besoin de cette hypothèse. Carnassier, accéder au divin, à un sacré sans bonté. Nul n’a le droit d’exister si je ne l’accepte pas. Dans les conciliabules divins, je suis à la première place, confident d’un dieu assez craintif par rapport à moi : Ne pourrais-je pas l’assassiner, lui aussi ? Le fils du calife Al Mansour s’englue dans la secte des Assassins. Il le dit à Ibn Roshd : "Seul compte Dieu". Ibn Roshd est furieux, devant cet inculte, qui n’a jamais lu un seul livre, et qui prétend les récapituler tous en lui… Anthropophage et fervent. Un peu de chanvre, pour être drogué, et quitter un moment la vie luxurieuse des couches des belles femmes. Tuer, suivant son quota. Ensuite, retrouver la couche divine, avec le harem bien fourni par les autres Assassins.

Israël vante, dans ses publicités, les demeures "luxurieuses". Il ne s’agit pas de plaisirs dépravés, mais de luxe. Dans ce pays consacré à l’armée et à l’immobilier, trouve la mesure de ton luxe. Vis vraiment, dans les plaisirs raffinés du non commun. Alors, tu participeras à la véritable élite, celle de la vie dans le luxe. De cette manière, tu goûteras le genre de vie des chefs d’Etat, qui ne connaissent rien d’autre que le luxurieux, qui peut aussi se conjuguer avec la débauche généralisée, celle qui te permet de feindre une situation d’extrême bonheur. En vérité, tout, pour toi, est morne. Mais tu peux faire semblant, garant ton être amenuisé dans l’insignifiance stéréotypée, sans valeur, du luxe.

Le président du Technion, école d’ingénieurs israélienne, fait un discours. Il explique son noble idéal, les profonds buts de l’organisme auguste dont il s’occupe, qui forme des ingénieurs. La logique de l’idéal fervent est ferme : Obtenir le maximum de prix Nobel… Montrer le haut degré de civilisation de la société athée israélienne, formée au scientisme et aux honneurs scientifique. Dans la caboche présidentielle, rien d’autre. Une tension obstinée. Nous autres, Juifs, nous sommes, très fréquemment, des savants. Par là, nous méritons l’estime, l’admiration. Nous faisons des découvertes. Nous les offrons à la communauté scientifique. Notre aura est directement fonction du nombre d’os que nous avons récolté, les prestigieux prix qui marque l’appartenance à l’élite intellectuelle du monde. Quant à Alfred Nobel, fondateur de ses prix, il vivait tout autre chose… Il disait que le chien le plus misérable vivait un destin moins misérable que le sien. Dans la pièce de théâtre qu’il a écrite, il montre la vie à Rome, autour du pape et des cardinaux. Des meurtriers, des dépravés, des vicieux de toutes sortes. Heureusement pour le président du Technion, il n’a pas la moindre idée de la vie intérieure d’Alfred : Vraiment de la dynamite… Manque d’envergure des ingénieurs ? Nous sommes habitués à cela. Sans culture, laborantins de quelques domaines techniques. C’est ainsi, et l’avenir de la grandeur de l’homme n’est pas très liée à cette corporation…

Si je n’ai pas une ferveur exquise, qui me dépasse, je n’ai rien. Sans un idéal qui me place plus haut que moi, je suis seulement un apparatchiks de gestes quotidiens sans âme. Beauté, amour, vérité… Tout cela est mien, si je le vis. Si je ne me contente pas de la routine de l’insignifiance, du sans âme. Je suis, à mon gré, un homme, ou un chien, avide d’os et de tronc d’arbre pour évacuer sa distraction. Vie qui a une valeur, vie qui n’en a pas. Plus haut que le néant, ou, au contraire, voué à lui, et ne connaissant rien d’autre. Morne soif du pouvoir, de la richesse, des plaisirs. Ou bien, au contraire, un contenu à la vie, tandis que l’être est exalté de toute la beauté qu’il parvient à créer. Coexistent en chacun les deux plans ; mais ne te laisse pas absorber, réduire à ce qui est sans importance, passage de quasi-vie dans ta vie égarée.

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