Y2021
Pensées



Y2021 Pensees

Publicité : "Offrez un nouveau style de vie". Non, pas un produit… Une beauté toute nouvelle, une lumière. Presque une sainteté.

Pour parler de l’amour, ceux qui ne connaissent pas beaucoup le sentiment en parlent avec un vocabulaire emprunté au sport militaire. Prendre d’assaut, rendre les armes… De même, le vocabulaire ampoulé de la direction des entreprises : Etats-majors, plan de bataille… Les hommes sont, pour la plupart, des enfants, qui se donnent un genre. Surtout quand ils ne maîtrisent pas les choses.

Attitude moralisatrice : "Travailler sur soi". Quelle horreur ! Tu es une sorte de terre glaise méprisable, et tu te malaxes pour correspondre au désir de Praxitèle sur le corps de Phryné, de Pygmalion sur sa statue de plâtre.

Ce que je suis ? Tel que je me conçois. Non tel que je suis censé être perçu par d’autres, m’anéantissant de leur propre regard.

Embrassé Hassan, mon livreur noir de journaux. Il est tellement humble qu’il a ôté son casque, se sentant "pas propre", maculé par sa course permanente en moto, dans les rues de la grande agglomération.

Les coïncidences numériques ne sont que peu de chose. Une pensée vraie, agrémentée par ces détails.

Une phrase d’homme : "Ce n’est pas une femme compliquée". Cela veut dire qu’elle s’est donnée… Chacun, aussi simple, aussi vide que l’autre.

La petite moquerie est tendre. Une taquinerie qui manifeste, discrètement, une affection profonde.

Consoler, sans aucun soupçon de brutalité. L’autre est triste ? Ne lui inflige pas, en plus, une morale.

Comprendre et aimer, sans appareil critique, harcelant. Tu peux être tendrement pesant, mais non moralisateur.

Eviter les mots terribles, et inutiles : Barbare, monstrueux, criminel… Ils ne servent vraiment à rien, ne soignent aucune douleur. Ne te donne pas la joie douteuse de condamner, du haut de ton noble comportement moral.

Silwan Chalom a été ministre des affaires étrangères d’Israël. Il est accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes, et démissionne des fonctions qui lui restent. Haaretz écrit à son sujet : "Un ministre qui n’a laissé aucune trace". Quelle cruauté ! Pas de pitié pour un être à terre, ce qui est plutôt méprisable. Silwan Chalom a peut-être voulu simplement imiter Katzav, le boucher, l’ancien président ? Il y a aussi, dans le corps diplomatique d’Israël Lieberman, ancien videur. Après tout, l’imitation est une loi générale. En France, Hollande a les mêmes grands chiens que Mitterrand, qui lui a mis le pied à la mangeoire. Je me souviens des déclarations quotidiennes de Silwan Chalom. Elles me faisaient honte, dans sa bêtise et sa grossièreté, son égoïsme. Je suis content qu’il puisse maintenant continuer à harceler, sans faire de mal à un pauvre peuple, qui ne lui a rien fait. Une pitié. Des êtres indignes, qui nuisent, infatués de leur non-personne. Et qui sont persuadés de la grande légitimité de leur mission.

Dans tous les domaines, des scandales. Elles ne se limitent nullement à un domaine, ou à un autre. Ministricules, sportifs. Chacun, à sa manière, dans son avidité, sa soif de pouvoir et d’honneurs.

Saint-Just : "Le pire ennemi d’un peuple, c’est son gouvernement". Une belle lucidité, chez celui qui parlait en spécialiste, criminel avec Robespierre.

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