Y2020
Pensées



Y2020 Pensees

Dans un restaurant, un écriteau. Pasteur y vante le vin, qui soigne, qui guérit. Mais il n’en évoque pas la rage, l’intoxication, la destruction de la personne de l’alcoolique. Le restaurateur se contente de faire sa publicité, et le souci de vérité lui est étranger.

Un restaurant : Si la porte refuse de s’ouvrir, c’est que nous sommes fermés.

Un restaurant : Si cela ne vous plaît pas, la Brioche dorée est en face.

Dans les théâtres : Si elle vous a plu, parlez de notre pièce à vos amis ; sinon, ne leur dites rien. Un mode plaisant. Mais au bout d’un certain nombre de répétitions de l’injonction, elle paraît plutôt déplaisante.

Le rabbin de Madrid s’appelle Benito Garzon. Comme le mot de Benito paraît approprié ! Venu tout droit du San Benito que lequel les inquisiteurs accoutraient les Juifs coupables de judaïsme… Chez eux, relaxation et relapsation étaient très mal vus.

"Notre programme est original : Remplaçant les trois "B" de l’Occident, les nôtres : "Barbarie, brutalité, Bêtise". Conformément à la loi sacrée de notre dieu."

Un chef d’Etat corrompu, qui a falsifié les élections ? C’est le cas au Brésil, de Madame Rousseff, comme partout ailleurs. Mais les instances justicières n’agissent pas, pesamment enfoncées dans leur apathie. Pour elles, le silence, l’acceptation de ce qui existe. Tout, plutôt qu’une "justice" hors de propos.

Quelle erreur de croire que les chefs d’Etat sont honnêtes, capables !... Ils ne cherchent que leur intérêt, et ne s’intéressent à rien d’autre.

La dernière œuvre de Flavius Josèphe : "Contre Apion". Il y défend les Juifs et le judaïsme. Même s’il a eu partie liée à Rome. Au contraire, dans sa dernière œuvre, Freud accable Israël, assassin d’un Moïse égyptien. Son "Moïse et le monothéisme" est une espèce de roman. L’idée d’un Juif déjudaïsée, dans l’empire austro-hongrois. Il lui plaît de culpabiliser ceux qui sont bien innocents de ce dont il les accuse, eu égard à une vie qui n’avait pas grand-chose à voir avec une doctrine qui lui était étrangère. Les Juifs sont attaqués des pires choses ? Je le ferai, moi aussi. Je les inculperai, sans avoir besoin de preuves pour cela. Quand le Viennois devient, lui aussi, une sorte d’adversaire des Juifs, qui ont assassiné, sans vergogne, leur chef du moment… Le phénomène est étrange, qui voit si souvent les Juifs avoir partie liée avec leurs ennemis. Ainsi, ces si nombreux convertis, qui les attaquent avec férocité, et sans la moindre justice. Des vocables, pour caractériser les Juifs ? Les convertis en offrent, en abondance. Juifs mécréants. Boucs. Cochons. Traîtres. Vipères. Scorpions. Errants. Jument errante. Parasites. Poux. Juifs ambitieux. Vampires. Obscènes. Truie juive. Rapaces. Chèvre. Freud n’invective pas les Juifs ; mais il les déclare assassins de celui qui leur a apporté la quintessence de leur définition. Chez lui, il ne s’agit pas d’une haine ; mais d’un règlement de comptes avec une identité qui a trop compté dans sa vie.

Jeu démocratique burlesque lors de l’interprétation d’un scrutin… Faire semblant, dans la mauvaise foi et la bêtise, que les électeurs, unis collectivement, déterminés, décidés, ont clairement exprimé des intentions. Doctement déclarer que les adversaires que l’on a ont récolté ce qu’ils avaient semé, le néant… Qu’au contraire, le dévouement, l’énergie, la compétence, sont toujours payant. Les Grecs se livraient aux décrets absurdes des oracles de Delphes, de Dodone… En démocratie, on décrypte, pesamment, ce qui vient de se passer, en astrologue éclairé et lucide, qui comprend tout. Montrant, tout naturellement, que la réalité conforme la cohérence intime de tous ces votes disparates. Le cheval fou n’a pas peur de son ombre, il caracole gentiment, en accomplissant exactement les gestes que l’n attend de lui. Le monde, je le connais bien, il obéit en tout points à mes analyses, objectives et perfides.

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