O16035
Molière : "Amphitryon"



O16035 Moliere : "Amphitryon"

"Amphitryon"

Molière

Larousse



Pour entrer dans tout ce qu’il lui plaît
Il sort tout à fait de lui-même.



Sosie

Es-tu maître ou valet ?

Mercure

Comme il me prend envie.



Jupiter

Belle Alcmène, au moins, quand vous verrez l’époux,

Songez à l’amant, je vous prie.



Alcmène

Moi, partout je vous fuirai.



Alcmène

C’est un supplice qui m’accable.

Et je ne vois rien sous les cieux
D’affreux, d’horrible, d’odieux,

Qui ne me fût, plus que vous, supportable.



Jupiter

Cette épée, aussitôt ; par un coup favorable,

Va percer à vos yeux le cœur d’un misérable.


Sosie

Souffre, au moins, que je sois ton ombre.



Sosie

A Mercure

Je ne vis de ma vie
Un dieu plus diable que toi.



Mercure

Ce qu’il a reçu d’elle
N’a par son cœur ardent été donné qu’à toi.


Jupiter

L’amour d’une épouse ressemble au devoir.

Le devoir à la contrainte.

La contrainte tue le désir.



Alcmène

L’amant est toujours plus près de l’amour que de l’aimée.



Il aura fallu que le dieu, par un baiser, lui accorde l’oubli de cette folle journée.

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