O16033
Robayat : "Omar Khayyam"



O16033 Robayat : "Omar Khayyam"

"Omar Khayyam"

Robayat

Imprimerie nationale

1992



Je veux boire tant et tant de vin que l’odeur
En montera sur ma tombe
Et lorsqu’un buveur passera,
Du seul parfum il tombera ivre-mort !



Bois du vin
C’est lui qui met fin aux hauts et aux bas de ton cœur.



Si j’avais le contrôle du ciel,
J’aurais anéanti celui-ci.

Et j’aurais bâti un nouveau monde
Dans lequel l’homme libre pourrait réaliser ses désirs aisément.



Si Dieu, après avoir créé le monde, y trouve des lacunes,

A qui la faute, sinon au Créateur lui-même ?



Imagine que tout ce qui existe en ce monde n’existait pas.



Ne fuis pas les jours sombres dans le chagrin.



Si tu donnes du vin à boire à la montagne, elle dansera.

Qui dédaigne le vin est un simple d’esprit.



Pourquoi ne renonces-tu pas au vin ?

Mes excuses sont la face de la bien-aimée et le vin du matin.



Toi qui es ma préférée dans le monde entier.



Il n’y a rien de plus cher au monde que la vie.



Nous tenons dans une main le Coran, dans l’autre la coupe.



Puisque la mort ne fait point de quartier, ô échanson,

Donne-moi vite une coupe de vin, ô échanson,

Ce n’est point le fait de mon cœur de s’affliger en vain

Pendant les deux ou trois jours qui me restent à vivre, ô échanson,



Le poisson disait avec fébrilité au canard :

Est-ce possible que l’eau remonte le cours du ruisseau ?

Le canard répondit :

Une fois que toi et moi serons rôtis,

Qu’importe que le monde soit mer ou mirage !



Exténué par tes convoitises, jusqu’à quand, ô ami,

Vas-tu faire le tour du monde vainement ?

Il y en a qui sont partis, nous partirons, d’autres viendront et partiront

Sans avoir comblé un instant les désirs !

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