O16030
Robert Davreu : "John Donne"



O16030 Robert Davreu : "John Donne"

"John Donne"

Robert Davreu

Dictionnaire des Auteurs



Poète anglais.



Le plus grand représentant de la poésie métaphysique anglaise.

Une énigme.



Devise

Plutôt mort que changé.



De confession catholique.

De mœurs, à l'en croire lui-même, fort légères.



Apôtre de l'infidélité.

Zélateur de Vénus.



Théologien anglican favori du roi.



Admiré pour les accents que lui inspire une certaine fascination de la mort.



Tortueux et déconcertant à force de paradoxes.



Controverse autour de son œuvre.

Passions pour ou contre lui.



Sa mère, petite nièce de Thomas More.

Vite veuve, elle se remarie.

Second veuvage.



John est précocement inscrit à Oxford.

Il devait apprendre vite.

Ensuite, pour continuer des études, à 16 ans, il faut prêter allégeance à l'Eglise anglicane.



Guerre entre l'Angleterre et l'Espagne.

Regain de virulence contre les catholiques, soupçonnés de sympathie avec un ennemi de même religion qu'eux.



John compose ses meilleurs poèmes avant l'âge de 25 ans.



Il adhère à l'Eglise d'Angleterre.



Il participe, avec le comte d'Essex, à la prise de Cadix.



Elu député.



1601
Une satire contre Elisabeth 1 ère.



A la suite de l'exécution du comte d'Essex, LES PEREGRINATIONS DE L'AME.



Il commet en 1601, dit-il, la plus grande erreur de sa vie :

Epouse par amour Ann More.

Le gouverneur de Londres, George More, est furieux d'apprendre l'idylle et le mariage secret de sa fille.

Il est congédié par Egerton, le fils du Garde des Sceaux.

Le couple est réduit à une condition misérable.

14 années très dures pour le ménage, qui eut 12 enfants.



John Donne doit avoir recours à la charité des proches, aux subventions de protecteurs.



SONNETS SACRES

LITANIES



Poèmes de circonstance pour se gagner la faveur d'hommes influents.



Il se lance, aux côtés de l'aumônier du roi, à la propagande anglicane.



Satire contre les Jésuites.



Il jouit alors de l'estime de Jacques 1 er.

Doit renoncer à toute ambition politique pour se faire ordonner prêtre en 1615.



Dès lors, il connaît une carrière exceptionnellement glorieuse.



Doyen de Saint Paul.



1617
Il ressent un immense chagrin à la mort de sa femme.



Ensuite, approfondissement croissant de son expérience religieuse.

Des sermons, qui lui valent une immense renommée.

DUEL DE LA MORT

Prononcé devant le roi Charles 1 er pour le Carême de 1631.



Malade, il attend la mort.



POESIES



Réputation de poète d'avant-garde, pour célébrer l'amour.



Moderne qui se veut réaliste.

Citadin antilyrique qui dédaigne la nature.

Intellectuel qui fait entrer le franc-parler dans des structures complexes.



Mais il est aussi, à bien des égards, un homme du Moyen Age, nourri de culture ésotérique et scolastique.

Tout en conservant une SOIF SACREE, un DESIR HYDROPIQUE de savoir.



Peu apprécié au 18 ème et au 19 ème siècles.

Regain d'intérêt et de gloire.



Il fut l'un des premiers à exprimer, avec une pénétration aiguë, l'état de discorde et de désintégration où chacun tombe à mesure que le développement de la conscience de soi l'éloigne davantage de l'harmonie originelle et le précipite dès lors dans la quête d'une impossible union.



Un thème platonicien universel et traditionnel trouve ave lui un accent personnel entièrement nouveau dans une poésie qui, par le jeu de ses images, de ses rythmes, de ses ellipses, parvient à donner à la pensée une densité charnelle dans son effort même pour spiritualiser le sensible.

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