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José-Manuel Losada-Goya : "Don Juan, un mythe littéraire"



"Don Juan, un mythe littéraire"

José-Manuel Losada-Goya

Pierre Brunel

Klincksieck

1993

Tirso de Molina

Péché et punition dans l’Abuseur de Séville



Tirso de Molina

Anatomie et mystification d’un séducteur



Mise en pages d’un mythe



Constance et instabilité dans Dom Juan de Molière

Machines désirantes

Machine célibataire

Machine infernale



Figure masquée, figure mythique



Lecture du Don Juan de Lenau



La volonté de jouissance



Dans le théâtre du monde, Don Juan est le maître de la jouissance.

La perversion peut être définie comme un savoir-jouir.



Don Juan, figure de l’érotisme diabolisé, est une création du christianisme.



Sous son aspect le plus hérétique, la pensée du Libre Esprit se donnait comme une sorte de panthéisme mystique aboutissant à une divinisation de soi-même.

Au point que l’adepte parfait pouvait affirmer n’avoir plus besoin de Dieu.

Frères du Libre Esprit :

Anarchisme mystique, et amoralisme qui annoncent les libertins sadiens, comme la morale nietzschéenne de l’Esprit Libre.



Catherinon

Je sais bien que tu es le châtiment des femmes.



Fléau de Dieu.



Chez Lenau, Christ gnostique.



Musset, sur Don Juan

Rameau tremblant encor de l’arbre de vie
Tombé, comme le Christ, pour aimer et souffrir.



Le burlador est le théâtre lui-même, lorsque la jouissance du théâtre vient pour justifier le théâtre donjuanesque de la jouissance.

Par la jubilation esthétique, faire porter un désaveu sur la fable morale qu’il est censé représenter.



M. Molho

Faute de Tantale

Sa faute ?

Plus que de tuer son propre fils pour le banquet des dieux.

Sa faute est la prétention d’immortalité, c’est-à-dire son prétendu triomphe sur le temps.

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