O15940
Wikipédia : "Satyre"



O15940 Wikipedia : "Satyre"

"Satyre"

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Le satyre est une créature de la mythologie grecque. Les satyres, associés aux féminines Ménades, forment le « cortège dionysiaque », qui accompagne le dieu Dionysos. Ils peuvent aussi s'associer au dieu Pan. Ils peuvent également accompagner les nymphes, qui sont des créatures féminines de la mythologie grecque antique.

Le Satyre au repos de Praxitèle, copie romaine conservée au musée du Capitole à Rome

Les satyres n'apparaissent pas chez Homère, ni chez Hésiode. Leur nom apparaît pour la première fois dans un passage fragmentaire du Catalogue des femmes (parfois attribué à Hésiode) consacré à la descendance de Doros, l'un des fils d'Hellen : l'une des filles de Phoroneus s'unit à un homme (dont le nom a disparu dans une lacune du texte), et engendre cinq filles, qui deviennent mères des satyres, des nymphes des montagnes et des courètes (ces deux derniers groupes sont donc frères et sœurs des satyres). Le passage ne contient pas de description physique et n'établit pas de lien entre les satyres et Dionysos : il précise seulement que les satyres ne sont bons à rien1.
Les premières représentations figurées de personnages ressemblant à des satyres datent du Magdalénien et se trouvent sur les parois de la grotte de l'Addaura. Plus tard au VIe siècle av. J.-C. le Vase François montre trois personnages ayant les oreilles, les membres inférieurs et la queue d'un bouc. Ces personnages sont appelés Silènes. D'autres céramiques de la même époque montrent des personnages identiques à travers leurs activités sociales (banquet, musique, sexualité, guerre), ainsi que des personnages au corps entièrement humain, dotés seulement d'une queue de bouc et parfois aussi d'oreilles de bouc. Un kylix attique à figures rouges, datant de la fin du même siècle et attribué au peintre d'Ambrosios, montre le nom de « Satyros » (c'est la deuxième attestation en date de ce nom après celle du Catalogue des femmes) pour désigner un personnage malheureusement endommagé, mais qui était doté d'une queue de bouc et probablement de jambes humaines ; mais il est difficile de savoir si « Satyros » était, dans ce cas précis, utilisé comme un nom d'espèce ou comme un nom individuel.
Ces exemples montrent que1 :
à l'époque archaïque, les premières représentations des satyres en font plutôt des hybrides mi-hommes, mi-bouc, souvent ithyphalliques ;
la distinction entre satyres et silènes est difficile, voire impossible, à établir. Il est même probable que les Grecs de l'époque ne faisaient pas de distinction claire entre ces personnages, ou bien que des personnages similaires étaient appelés par un nom ou par l'autre selon les régions.
C'est à partir de la fin du VIe siècle que, sur les vases attiques, ces personnages apparaissent de plus en plus souvent aux côtés de Dionysos.
À l'époque classique, enfin, les satyres acquièrent leurs caractéristiques les plus connues :
Dans le théâtre athénien, les drames satyriques mettent en scène des chœurs composés de ces personnages, qui sont désormais appelés « satyres ». Dans Le Cyclope d'Euripide et Les Limiers de Sophocle, c'est le chef du chœur des satyres qui est appelé Silène et est présenté comme leur père (cela peut laisser supposer que les deux noms sont devenus à peu près synonymes, ou bien que Silène est devenu un personnage individuel) ;
À partir de la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C., les satyres figurés sur les vases attiques sont de plus en plus souvent des hybrides dotés d'une queue plus courte et d'oreilles d'équidé. Cependant il faut remarquer que la représentation du satyre s'humanise de plus en plus avec le temps (disparition des attributs animaliers). Des vases du VIe siècle et du début du Ve siècle montrent des satyres en parfaits compagnons de Dionysos : ils boivent, jouent de l'aulos, dansent et poursuivent de leurs ardeurs des Ménades et des jeunes filles qui leur résistent (ils s'en prennent même parfois à l'âne qui sert de monture à Dionysos). Leurs représentations ont presque toujours un but comique.



SENS DERIVE



Par analogie avec le comportement lubrique et libidineux attribué au satyre, le terme « satyre » peut être employé dans le langage courant pour qualifier certains types de pervers sexuels : le mot désigne en particulier un homme obsédé par le sexe, qui cherche à avoir des rapports avec des inconnu(e)s - notamment des jeunes personnes, voire des enfants - ou qui se livre à des actes répréhensibles (exhibitionnisme, voyeurisme, agression sexuelle éventuellement sur mineur, etc).

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