O15854
Diderot : "La Religieuse"



O15854 Diderot : "La Religieuse"

"La Religieuse"

Diderot

Dictionnaire des Œuvres



1713-1784.



Roman.



Satire pleine de mouvement, des mœurs dans un couvent de femmes au 18 ème siècle.

Chaleureuse apologie de la liberté individuelle.



A la fois le réel et l’imaginaire, comme dans "Le neveu de Rameau".



Mésaventures de certaine demoiselle Suzanne Delamare.



Elle a accusé sa mère de l’avoir enfermée de force à l’Abbaye de Longchamp, puis au couvent Sainte-Marie de la rue du Bac.



Un marquis, qui l’aime, est persuadé qu’elle a réussi à s’échapper.



Des lettres, soi-disant écrites par l’ex-religieuse, l’émeuvent.

Il invite Suzanne à venir à Caen.

Il lui trouvera un emploi honorable.



La plaisanterie dure longtemps.

Finalement, Diderot fait mourir l’héroïne.



Moniales et confesseurs.


Tendre abbesse de Longchamp

Elle ne cherchait pas à séduire, mais c’est ce qu’elle faisait.



La mère Saint-Christine, méchante et férue de théologie

Elle inflige à Suzanne un vrai martyre.

La laissant flotter entre la résignation et le désespoir.



Inoubliable supérieure Saint-Eutrope

Prompte à déshabiller ses filles.

A les baiser sur la bouche.

Elle éprouve pour Suzanne le goût le plus vif.

En vérité, c’était comme un amant.



Sœur Marie-Suzanne, sœur malgré elle

Humanité charmante où la candeur fait bon ménage avec la coquetterie.

A propos de Saint-Eutrope

"Je rabattrais quelque chose à ses louanges, mais pas tout."



Je suis une femme peut-être un peu coquette : que sais-je ?

Mais c’est naturellement et sans artifice.



Sœur Suzanne, en fin de compte, suivant les conseils d’un bénédictin, son confesseur, qui lui aussi est entré en religion malgré lui, recouvre sa liberté, rompant ainsi les vœux qui, selon l’idée très chère à Diderot, "heurtent la pente générale de la nature".

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