O15853
Diderot : "Maximes et pensées"



O15853 Diderot : "Maximes et pensees"

"Maximes et pensées"

Diderot

Editions André Silvaire

1993



1713-1784.



Si ces pensées ne plaisent à personne, elles pourront n'être que mauvaises ;

Mais je les tiens pour détestables si elles plaisent à tout le monde.



Quand on écrit des femmes, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel et jeter sur sa ligne la poussière des ailes du papillon.



De tous les hommes que nous avons vu, celui que nous nous rappellerions le moins, c'est nous-même.



L'homme le plus heureux est celui qui fait le bonheur d'un plus grand nombre d'autres.



La larme qui s'échappe de l'homme vraiment homme nous touche plus que tous les pleurs d'une femme.



On ne devient point cruel parce qu'on est bourreau ;
Mais on se fait bourreau parce qu'on est cruel.



L'amitié serait-elle moins attentive ou moins absolue que l'amour…



Il faut une terrible passion pour tenir contre une humiliation qui ne finit point.



S'il arrive à un homme de s'ennuyer des belles choses et de s'amuser à en entendre de mauvaises, tant pis pour lui.



Rien n'est si difficile à pardonner que le mérite.



C'est au sang-froid de tempérer le délire de l'enthousiasme.



La sensibilité n'est guère la qualité d'un grand génie.



Un homme jaloux que rien n'inquiète ni ne distrait, a encore des pensées de jalousie.



Il n'y a point de bon conseil pour un sot.



Sais-tu qui sont les mauvais pères ?
Ceux qui ont oublié les fautes de leur jeunesse.



Le besoin est toujours une peine.



Tout art d'imitation a son modèle dans la nature.



L'enfance est presque une caricature ;
J'en dis autant de la vieillesse.



Les esprits bornés ont besoin d'exemples.



Les choses que nous avons dites, nous les redirons.



La véritable logique est celle du cœur.

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