O15851
Diderot : "Opinions et paradoxes"



O15851 Diderot : "Opinions et paradoxes"

"Opinions et paradoxes"

Diderot

Puf

1963



Il est impossible de rien produire sans enthousiasme.



On croirait faire injure à la raison, si l'on disait un mot en faveur de ses rivales.



La philosophie des Chaldéens était un simple amas de maximes et de dogmes.
Pas une philosophie.



Chaque siècle a son esprit qui le caractérise.
Le nôtre, l'esprit de la liberté.



C'est un grand malheur pour les souverains de ne jamais pouvoir entendre la vérité.

Ceux qui les environnent établissent une barrière impénétrable autour d'eux.

Le despote dit que celui qui craint de dire une vérité utile est un lâche.
Mais il punit de sa disgrâce l'homme courageux qui la lui dit.



Les hommes finissent par croire les opinions qu'on les force à publier.



Il n'y a qu'une vertu, la justice ;
Qu'un devoir, de se rendre heureux ;
Qu'un corollaire, de ne pas se surfaire la vie, et de ne pas craindre la mort.



Je veux que la société soit heureuse ; mais je veux l'être aussi.

Et il y a autant de manières d'être heureux qu'il y a d'individus.



Vous voulez prévenir les crimes, faites que les lumières se répandent.



On persécute la vérité, mais on ne la méprise pas ; on la craint.



Je ne quitterai point la nature pour courir après son image.
Quelque sublime que soit l'homme, ce n'est pas Dieu.



Si l'on inventait une machine qui produisait des tableaux tels que ceux de Raphaël, ces tableaux continueraient-ils d'être beaux ?



Comment se fait-il que ce qui est solide en nature soit aussi ce que nous jugeons beau dans l'art, ou l'imitation ?



La poésie veut quelque chose d'énorme, de barbare et de sauvage.

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