O15820
Daniel Arasse : "Portrait du diable"



O15820 Daniel Arasse : "Portrait du diable"

"Portrait du diable"

Daniel Arasse

Editions Arkhé

2009



Tenir, à l’annulaire, des testicules de bouc.

Testicules et témoin ont la même racine, testes.



L’apparence du Diable rappelle tout ce qui est inhumain

La bête

L’hybride

L’inhumanité à l’assaut de l’humanité.



Minos, dieu des enfers.



Humanistes

Le Diable n’est plus pensé que comme une superstition, à l’instar des sorcières.

L’homme, du fait de son libre arbitre, peut être divin comme diabolique.



Goya et William Blake s’approprient la figure du Diable.



Fascination romantique pour le mal

Elle est attribuable à la volonté des grands artistes de se marginaliser au sein d’une société bourgeoise dont ils ne partagent pas les valeurs.



Les grotesques

Condamnés parce qu’ils montraient des figures monstrueuses qui contrevenaient à l’ordre naturel voulu par Dieu.



Le Diable et l’Enfer, plus intéressants à peindre pour des artistes qui prenaient la monstruosité grotesque comme modèle.



Le cardinal Biagio de Cesena visite les peintures de Michel-Ange.

Maître des cérémonies.

Notamment Minos, pour son Jugement dernier.

Avec le pape Paul.

Il déclare :

"Il est inconvenant d’avoir fait dans un lieu si noble tant de figures nues qui montrent même leurs parties honteuses."

"Ce n’est pas un ouvrage pour la chapelle du pape, mais pour des bains publics et des auberges."

Pour se venger, fâché, Michel-Ange le représente comme Minos.

Un grand serpent autour des jambes.

Au milieu des diables.

Non, il ne représente pas des anges ailés et des démons noirs avec une queue et des cornes longues.



Georges Bataille, à propos des masques :

Le Chaos devenu chair.



Le Satyre antique

Source de l’iconographie diabolique.

Ressemblance avec le faune.

Corps d’homme, pattes de bouc, tête cornue, et le Diable.



Saturne

Dieu patron des sorciers.

Retour à la page d'accueil : ici