O15819
Max Milner : "Le diable dans la littérature française"



O15819 Max Milner : "Le diable dans la litterature francaise"

Max Milner

"Le diable dans la littérature française

José Corti

1960



Sainte-Beuve

Singulier siècle, où l’incrédulité, l’athéisme, le déisme agressif se promènent.

Où le sentiment religieux et divin, ainsi refoulé dans l’ombre, se prennent à des sortilèges et à des fantômes.



L’intention impie et sacrilège plus grave que les imaginaires méfaits.



Voltaire

Et si du Diable on est tenté,
Il faut dire la vérité,
Chacun est son Diable à soi-même.



Saint-Martin

Le pinceau du mal s’est étendu sur la terre d’une manière vaste et large.



Martines de Pasqually, Saint-Martin

La création de la matière se rattache à la révolte des mauvais anges.



Le Ginnistan est un empire fort éloigné de nous. Mais il nous touche de tous côtés.



Quand l’homme peut agir par lui-même, il doit éviter d’avoir recours au merveilleux.



Madame de Staël, à propos du Faust de Goethe

Le diable est le héros de cette pièce.



Le Méphistophélès de Goethe est un diable civilisé.

Il traite de niaiserie ou d’affectation tout ce qui est sensible.



Nerval

L’inventeur a auprès de lui deux femmes :

La femme bourgeoise qui ne le comprend pas et le fait souffrir, mais le sauve par le sentiment religieux.

La femme idéale, son rêve, rêve éternel du génie dominé par l’amour-propre, Lilith, dont le démon se sert pour séduire tous les grands hommes et leur faire manquer leur but.



Je n’ai su que promettre mon amour.

Mais, hélas, on ne peut aimer lorsque la vie et le cœur sont absents.



Tout ce que j’ai promis, jamais je ne le donne.



Jean Richer

Gérard de Nerval et les doctrines ésotériques.



Nerval

J’ai été trop imprégné des idées issues de la Révolution.

Mon éducation a été trop libre.

Ma vie trop errante, pour que j’accepte facilement un joug qui, sur bien des points, offenserait encore ma raison.



Satan

Tragique et comique, terrible et bon enfant, protecteur de l’humanité opprimée.



L. de Senneville

Pseudonyme de Louis Ménard



Prométhée délivré

Le Serpent disait vrai : la science était bonne.
Les temps sont accomplis et Jupiter est mort ;
L’Idéal est en toi : voilà le Dieu suprême ;
Oui, le temple, le prêtre et le dieu, c’est toi-même.

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