O15814
Georges Devereux : "Femme et mythe"



O15814 Georges Devereux : "Femme et mythe"

"Femme et mythe"

Georges Devereux

Flammarion

1982



INTRODUCTION



S’étant lancée à corps perdu dans la pire orgie masochiste de son histoire, l’humanité n’a pas reculé même devant la négation mythifiante des deux sexes, niant leur spécificité.



Coiffeur

Coupe unisexe pour votre personnalité.



Le mot SEXE ne peut avoir un sens que s’il y a au moins deux sexes.



Les apôtres de cette doctrine ont même osé traiter la dédifférenciation comme moyen d’individuation.



La tentative de s’individualiser par la négation de ses caractéristiques de base représente l’anéantissement de l’identité réelle comme un moyen privilégié pour atteindre une identité factice.



Comme si l’eunuque prouvait le mieux l’existence des non-femmes : les hommes.


La "libération" des femmes les LIBÈRE d’abord de leur féminité..



Opération réussie – patient décédé…



De même, recherche de la vie éternelle, au prix de la renonciation à la vie réelle.



La mythification correspond invariablement à la MAJUSCULISATION.



Transformation de l’Etre en CONCEPT.


Au contraire, IRREDUCTIBILITE des deux sexes.



Rapport intime qui existe, chez certaines espèces, entre la sexualité et la mort.



Changement de sexe dans l’histoire de certains animaux.



Le mâle semble être un LUXE de la nature.


La dépréciation du mâle entraîne aussi la dépréciation de tous les produits de l’évolution, y compris culture, langage, condition humaine.



Le constat de l’utilité des différences n’implique pas la notion que l’inégalité des droits soit une source de créativité culturelle.



Jusqu’à présent, toute pathologie sociale a découlé de la tentative de résoudre les problèmes posés par la diversité des membres d’un groupe par une hiérarchisation – une inégalité – des droits des différents sous-groupes.



L’inégalitarisme obligeait les handicapés à emboîter le pas aux plus forts.



L’égalitarisme aveugle de notre temps favorise par contre les moins capables.

La caravane moderne s’accommode à la vitesse des plus lents.

Pour mieux ralentir les plus rapides, elle les rend boiteux.



On n’arrive pas encore à greffer une verge fonctionnelle à la femme.

Mais pseudo-égalité recherchée.

Du ni chair ni poisson.

Monstrueuses aberrations de l’égalitarisme procustéen.

Survalorisation du DROIT qui se substitue à la justice.



La bonne société est celle qui sait profiter surtout de ce en quoi un individu DIFFERE de ses semblables.

Alors, les génies foisonnent.

Tirer profit de la féminité des femmes.

De la masculinité des hommes.

Sinon, l’homme présuppose la femme, et la femme, l’homme.


Dans l’écrasante majorité des cas, les êtres humains n’ont pas su s’accommoder de l’existence des deux sexes.

Absurdités injustes et cruelles.



Le DROIT est le masque impersonnel de la haine globalisante.

Alors que la justice est la substance même de l’amour indifférencié.



Grèce

Organisation sociale matrilinéaire.

Gynécocratie.

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