O15783
Pablo Neruda : "J’avoue que j’ai vécu"



O15783 Pablo Neruda : "J’avoue que j’ai vecu"

"J’avoue que j’ai vécu"

Pablo Neruda

Gallimard

1974



En grâce princière.

Que demande-t-il ?

Un troupeau de chèvres, près de Madrid.



Je ne réponds pas aux agressions littéraires.



Il y a suffisamment de place sur la terre pour les chevaux et les poètes de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.



Franco se rebelle contre la république.



Lénine, immortel.



Ehrenbourg

Contestataire.



Obscure nuit stalinienne.



Un canard, qui voudrait poursuivre un dauphin…



Je veux que les livres soient sans écoles et sans classifications.



La société socialiste doit en finir avec la mythologie d’une époque pressée,

Où les annonces valaient mieux que les marchandises.

Où les quintessences furent laissées de côté.



Le poète n’a pas honte, lorsqu’on le déclare subversif.



J’ai donné tout ce que j’avais.

J’ai lancé ma poésie dans l’arène.

J’ai saigné avec elle, subissant les agonies, et exaltant les gloires qu’il m’a été donné de connaître, et de vivre.

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