O15772
Jakob Boëhme, persécuté par le pasteur Richter, chassé de Görelitz. On ne veut pas l’enterrer. Pas de mosquée à Görelitz…



O15772 Jakob Boehme, persecute par le pasteur Richter, chasse de Görelitz. On ne veut pas l’enterrer. Pas de mosquee a Görelitz...

Jakob Boëhme, persécuté par le pasteur Richter, chassé de Görelitz. On ne veut pas l’enterrer. Pas de mosquée à Görelitz…



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Une illumination, Jakob en rédige le compte rendu entre janvier et mai 1612 sous le titre de Morgenröte im Aufgang (L'Aurore naissante)10, et confie le manuscrit à un ami, Karl Ender von Sercha qui, enthousiaste se met à le diffuser. C'est ainsi qu'en 1613, le texte tombe entre les mains du pastor primarius (pasteur en chef) de Görlitz, Gregor Richter; ce farouche gardien de l'orthodoxie luthérienne a succédé à Martin Moller, dont les sympathies pour le rosicrucisme étaient connues de tous11. Richter alerte les autorités de la ville, et celles-ci convoquent Boehme à l'Hôtel de ville avant de le jeter en prison et de saisir son manuscrit : non seulement le mystique ne sera libéré que sur la promesse de ne plus écrire une ligne, mais il s'entend rudement condamné en chaire, le dimanche suivant, et doit se soumettre à un interrogatoire inquisitorial au presbytère12. Sept ans durant, Jakob tiendra son serment, et se contentera de conversations confidentielles, tenues au gré de son nouveau commerce de fil, ce qui n'empêche pas le pasteur de mener une véritable campagne de diffamation à son encontre13. À cette source de tristesse s'ajoute une véritable crise spirituelle, dans le pénible contexte de la Guerre de Trente Ans (1618-1648), qui voit s'affronter l'Autriche catholique et l'Empire protestant14.



Le méchant pasteur Richter fait chasser Jakob Boëhme de Görelitz.



Comme Sébastienr Castellion, qui a atteint Calvin après son meurtre de Michel Servet :



"Calvin, tu appelles hérétique celui qui ne pense pas comme toi."



Le cordonnier erre sur les routes.



Plus tard, le successeur du pasteur refuse d’enterrer le diable.



Aujourd’hui, la même sécheresse, la même indifférence à autrui :



"Görelitz n’a pas besoin de mosquée."



En vérité, Görelitz n’a besoin de rien.



Seulement de sa cruauté.

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