O15746
Jacques Pimpaneau : "Anthologie de la littérature chinoise classique"



O15746 Jacques Pimpaneau : "Anthologie de la litterature chinoise classique"

"Anthologie de la littérature chinoise classique"

Jacques Pimpaneau

Philippe Picquier

2004



Un homme vendait des lances et des boucliers.

Il les vante.

On lui demande :

--- Qu’est-ce qui se passe, si une de vos lances attaque un de vos boucliers ?



Un lapin heurte fortement les racines d’un arbre.

Il se rompt le cou.

Un paysan guette un autre lapin..


Une grenouille vit dans un puits.

Elle dit à une tortue de mer :

Je suis heureuse.

J’ai de l’eau jusqu’aux aisselles.

Je me baigne.

Les autres animaux aquatiques n’ont pas un meilleur sort que moi.

Je suis reine et maîtresse dans ce vieux puits.

Pourquoi ne viens-tu pas plus souvent me voir ?



Zhuang Zhou

Il rêve qu’il est un papillon.

Heureux.

Qui voletait à sa guise.

Mais était-ce, plutôt, le papillon, qui était en train de rêver qu’il était Zhuang Zhou ?



La jolie fille est charmante
Le seigneur la recherche

Il la poursuit même quand il dort

Mais ne l’obtient pas

Le son de la cithare la conquiert



La cigale s’est tue.

Je reste dans mes rêves
Me soupçonnant à tort d’avoir un nouvel ami



Le docteur

Je prescris les plantes suivant les traités.



Mariée, vous êtes son épouse
Enfuie, vous êtes sa concubine

Indigne de participer au culte ancestral



Maître du Ciel

Tu es trop vieux

Tes oreilles sont sourdes et ton regard troublé

Tu ne peux voir personne

Assassins et incendiaires jouissent de richesses et d’honneurs



Sa majesté se mit en colère

Insulta les fonctionnaires de la cour

Ce n’est pas la peine d’en avoir tellement

S’il n’y en a même pas un dont les connaissances soient assez étendues pour nous tirer d’embarras

Qu’il y en ait un pour déchiffrer la lettre des barbares.

Lettre ?

Empreintes d’animaux sauvages.

Li Bai est assez savant pour déchiffrer la lettre.

Il se venge de ceux qui l’ont humilié, récusé.

Et il lit la lettre, l’explique.

Il ne faut pas se faire d’ennemi.

Il assiste l’empereur, et nul ne peut lui être égalé.



C’est le propre de certains poètes de susciter l’imagination des conteurs.

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