O15705
Apollinaire : "Œuvres poétiques"



O15705 Apollinaire : "Œuvres poetiques"

"Œuvres poétiques"

Apollinaire

Gallimard La Pléiade

1963



Le Pont Mirabeau



Il est trop tard



L’homme a pris ma sœur

Aux mamelles tentantes



Ballerine qui fit couper la tête au Baptiste



Mon amour est comme un fiévreux que seul apaise
Le poison qui nourrit son mal



Diogène le chien avec Onan



Ces ténors

Qui n’ont jamais connu la vie au féminin



Une qui s’en fout
Qui en aime un autre



Je ne crois plus ni au ciel ni à l’enfer



C’est le destin des hommes
Des hommes que l’on oublie
Guillaume



Je veux vivre inhumain, puissant et orgueilleux



Théâtre de notre temps : en trompe-l’œil.



LES MAMELLES DE TIRESIAS



Il n’y a aucun symbole dans ma pièce.



Foi que l’on peut accorder aux statistiques.



Ils éteignent les étoiles à cous de canon.



Je veux faire la guerre et non pas faire des enfants

Monsieur mon mari, vous ne me commanderez plus.



Entretenir une danseuse.



Il lui faut du sang puisé dans l’encrier.



De la cervelle pour ne pas penser.



Je ne fais pas de victimes



Je suis le plaisir et non l’ennui.



Qu’il vienne enfin et soit mon maître



Lui mon vainqueur et mon tyran.



La vie est un jardin
Que fleurissent les femmes

Entrez-y sans dédain
Parfumez-y vos âmes.

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