O15606
Jean-Marie Donegani : "critiques de la démocratie"



O15606 Jean-Marie Donegani : "critiques de la democratie"

"critiques de la démocratie"

Jean-Marie Donegani

Marc Sadoun

Puf

2012



L’URSS affichait dans sa constitution de 1936, comme une façade irréprochable, sa démocratie.



Critique

Le règne du quelconque.

De l’universel.



L’extrême droite explore la voie d’une "vraie" démocratie.



Démocraties

Des aristocraties qui ne disent pas leur nom.



Contre-révolutionnaire

La démocratie introduit le ver de la modernité dans le fruit d’un régime.



Libéralisme rejeté par une certaine droite.



Les antilibéraux font revivre la démocratie athénienne et la monarchie absolue.



Certains s’expriment sur le registre de la haine

Ils voient dans la démocratie libérale une nouvelle forme des totalitarismes.

Simplement plus souriante.



Critique de la démocratie libérale

Critique de son formalisme.

Abstraction de ses principes.

Universalisme trompeur reposant sur une vision erronée de l’homme.

Le règne du quelconque.



Idée étrange

Tout citoyen est appelé à exercer des fonctions de représentation, qui n’exigent aucune compétence particulière.

Absurde et scandaleux.



Incompétents mais égaux



L’EMPIRE DE LA RELIGION



En modernité, la religion a été retirée de la vie commune.



Religions, tout entières tenues par leur passé inaugural, immobiles dans la pérennité des places, des usages et des rites.

L’extériorité de leur fondement garantissait la permanence et la stabilité des relations sociales.



Un ordre radicalement hétéronome.

Il place le fondement de la vie humaine hors de la portée des vivants.

Il a été bousculé par l’invention juive puis chrétienne qui a installé le divin dans l’histoire.



Gogarten

Tout est permis, de Paul.

C’est l’origine de cette faculté de disposer de soi qui éloigne l’homme nouveau de l’univers de la loi et de la confusion païenne entre le créateur et sa créature.



CONCLUSION



La démocratie libérale célèbre le règne de l’individu.

Mais cet être qu’elle consacre est sans forme et sans substance.

Il n’est plus la part indissociable d’un tout.

Elle ne sait pas dire Nous, parce qu’elle ne laisse à personne le pouvoir de dire Je.



L’humanité est arrivée à sa fin, à un stade final où les choses sont égales et indistinctes.

Un état paulinien où le Juif ne se distingue plus du Grec,

L’esclave de l’homme libre.

L’homme de la femme.

Un état universel, où triomphe l’homme sans attaches, sans territoire, sans chair et sans nom, qui ne connaît plus de transmission et plus de filiation.

Un état du faux-semblant tout à la fois sans puissance et tout-puissant, sans identité et sans autre identité que la sienne.



Comment défendre et sauvegarder les démocraties confrontées au terrorisme ?

Comment préserver les libertés privées au temps où les sciences repoussent les frontières de la vie ?

Les démocraties libérales n’ont pas de réponse assurée.

Elles bricolent, ajustent et souvent transgressent leurs principes.

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