O15497
Léonce Paquet : "Antisthène"



O15497 Leonce Paquet : "Antisthene"

Léonce Paquet

Les Cyniques grecs

"Antisthène"

Université d’Ottawa

1975



ANTISTHENE



Pas Grec.

Originaire de Thrace

Il n’y a plus de lion à Corinthe ; mais le lion est un noble animal.

Peu de disciples : Je les chasse avec un bâton d’argent.



Il regardait de haut les Athéniens. Il leur disait :

Vous n’êtes pas plus nobles que des escargots ou des sauterelles.



Auditeur de Socrate.

Allez, cherchez un maître ; moi, j’en ai trouvé un.



Rhétorique, chez Gorgias.

Il les quitte, à l’école de Socrate.



Au chevet de Socrate.



Epris d’une vie de patience et de renoncement.



La souffrance est un bien.

Héraclès, Cyrus.

Tirant exemple à la fois des Grecs et des Barbares.



Concept :

Le concept est ce qui exprime que la chose est et n’a pas cessé d’être.


Il a calomnié bien des gens.

Notamment Platon.



Il préfère être fou plutôt que de sentir.

Contrairement à Epicure, il pense que la volupté est le souverain mal.



Le plaisir un est bien, si l’on n’a pas à s’en repentir.



Il corrige les disciples de façon rude.

Les médecins n’en font-ils pas autant avec leurs patients ?



Il vaut mieux tomber en proie aux corbeaux plutôt que sous la griffe des flatteurs.

Ceux-là s’attaquent aux cadavres, eux dévorent les vivants.



--- Quel est l’idéal du bonheur pour un homme ?

--- Mourir heureux.



Louangé par des scélérats.

Il dit :

Je crains fort d’avoir commis quelque forfait, si je plais à de tels gens.



Il est hasardeux de mettre un glaive entre les mains d’un fou,

Et le pouvoir entre celles d’un homme pervers.



--- Que t’a apporté la philosophie ?

--- Elle m’a rendu capable d’avoir commerce avec moi-même.



--- Quelle est la plus essentielle des connaissances ?

--- Celle qui empêche d’oublier ce qu’on a appris.

Celle qui apprend à ne plus avoir rien à désapprendre.



Cyrus lui demande :

--- Quelle est la science la plus essentielle ?

--- Désapprendre le mal.



Il conseille aux gens calomniés de le supporter avec plus de courage que si on les avait lapidés.



Il ridiculisait en Platon la vanité qui lui montait à la tête.

Voyant un cheval frémissant, il lui dit :

Toi aussi, tu m’as l’air d’un cheval qui se pavane !

Il rend visite à Platon malade.

Il voit le vase dans lequel il avait vomi.

Il lui dit :

Je vois bien de la bile, là-dedans, mais je n’y vois pas ta vanité.



Epris d’un garçon.



Envers le pouvoir :

Pas trop près, pour ne pas se brûler.

Pas trop loin, pour ne pas geler.



Le sage ne se gouverne pas selon les lois établies, mais selon la vertu.



Mariage

En vue de la procréation.

Des femmes bien nées.

Il aimera vraiment, car il est le seul à savoir quelles femmes méritent d’être aimées.



Pour le sage, il n’est rien d’étranger ni rien d’insurmontable.



Le sage est aimable,

Il aime son semblable,

Le sort ne peut l’ébranler.



Ne pas apprendre à lire, pour ne pas être corrompu par les autres.



N’essaie pas de corriger un vieillard malfaisant :

Il est bien difficile de transplanter un vieil arbre.



La vertu est avare de mots.



Le vice, lui, bavarde sans fin.



Un tyran cherche à savoir pourquoi ce ne sont pas les riches qui vont aux sages, mais plutôt l’inverse.



Il répond :

Parce que les sages savent bien ce dont ils ont besoin pour vivre.

Tandis que les riches l’ignorent, eux qui font plus de cas de l’argent que de la sagesse.

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