O15442
Wikipédia : "Felix Mendelssohn"



O15442 Wikipedia : "Felix Mendelssohn"

"Felix Mendelssohn"

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Jakob Ludwig Felix Mendelssohn Bartholdy, plus couramment appelé Felix Mendelssohn, né le 3 février 1809 à Hambourg et mort le 4 novembre 1847 à Leipzig, est un chef d'orchestre, pianiste et compositeur allemand du début de la période romantique. Il est le petit-fils du philosophe Moses Mendelssohn, le fils d'Abraham, un banquier et le frère de Fanny Mendelssohn, compositrice.



Après des succès précoces en Allemagne, il voyage dans l'Europe entière et est particulièrement bien accueilli en Grande-Bretagne, où, au cours de ses dix visites, sont créées plusieurs de ses œuvres majeures. Contemporain de Liszt, Wagner et Berlioz, il laisse une œuvre très féconde pour sa courte vie de 38 ans (symphonies, concerti, oratorios, œuvres pour piano seul, musique de chambre…). Sa notoriété actuelle ne repose néanmoins que sur quelques-uns de ses plus grands chefs-d'œuvre : Le Songe d’une nuit d’été, son Ouverture « Les Hébrides », ses Symphonies« italienne » et « écossaise », son second Concerto pour violon en mi mineur, op. 64, son Octuor à cordes et son Trio n° 1 en ré mineur, op. 49.



Il a participé à la redécouverte de la musique baroque et surtout de Jean-Sébastien Bach et Georges-Frédéric Haendel, quasiment oubliés depuis leur mort. Il est notamment l'un des premiers compositeurs de son temps à renouveler l'art du contrepoint, ce qui lui vaut parfois d'être considéré comme « le classique des romantiques ». Après une longue période de dénigrement relatif due à l'évolution des goûts musicaux, l'antisémitisme du XIXe siècle et du XXe siècle et l'interdiction par les nazis de jouer sa musique, il est redécouvert de nos jours et considéré comme un compositeur majeur de l'ère romantique.



Il est considéré par Wagner, à l'issue de la première représentation de l’Écossaise, comme un « paysagiste de première classe »1. Ce dernier était souvent très dur avec Mendelssohn.



Le grand-père, Moses Mendelssohn, célèbre philosophe et rabbin, fondateur du judaïsme réformé a acquis, par lettre royale, pour lui et sa famille, des droits civiques, auxquels les juifs n'avaient normalement pas accès. Cela lui permet de s'allier, par mariage, au milieu des affaires. Abraham, le père de Felix, est un banquier berlinois prospère, qui finit par convertir sa famille au protestantisme. La maison des Mendelssohn à Berlin est un lieu de rencontre pour l'élite intellectuelle que fréquentent, entre autres Hegel, Heine, et son premier maître de musique, Carl Friedrich Zelter. Felix et sa sœur Fanny se révèlent des enfants prodiges en musique. A douze ans, en 1821, pour l'anniversaire de son père, il compose son premier opéra, les Deux Précepteurs, pièce qui ironise sur l'éducation rigoureuse qu'il reçoit. Pour autant, Mendelssohn ne se distingua pas par ses opéras, mais plutôt par sa musique symphonique, son œuvre pour piano, ses pièces religieuses et sa musique de chambre. Cette même année 1821, il rencontre Goethe, qui lui porte une grande admiration, déclarant notamment que ses facultés « tenaient du prodige »2.



À seize ans, il a déjà composé ses douze symphonies pour orchestre à cordes, sa première symphonie, un octuor à cordes, ainsi que cinq concertos pour violon ou pour piano. Il joue avec sa sœur aînée Fanny Mendelssohn, également virtuose du piano, dont il reste très proche pendant toute sa vie.



Mendelssohn n'a pas fréquenté le gymnasium, mais il a reçu une éducation complète avec des précepteurs comme Karl Wilhelm Ludwig Heyse qui lui enseigne la philologie. Felix traduit et publie en 1825 une comédie de Térence. Il s'inscrit à l'université de Berlin en 1827. Il suit les cours de Hegel (Esthétique ou philosophie de l'art), d'Eduard Gans (droit et histoire contemporaine), Carl Ritter (géographie), Leopold von Ranke (histoire), Paul Erman et Martin Lichtenstein (zoologie). Il termine ses études au printemps 18293. Il dirige au même moment une exécution de la Passion selon saint Matthieu de Johann Sebastian Bach qui fait époque dans le mouvement de redécouverte de la musique ancienne. Puis, toujours en 1829, il part pour un voyage en Angleterre et en Écosse. L'année suivante, il séjourne longuement en Italie et rencontre Hector Berlioz à Rome. Ces différents voyages lui inspirent plusieurs partitions : symphonie « Écossaise », ouverture les Hébrides, symphonie « Italienne ».



Directeur musical du Gewandhaus de Leipzig dès 1835, il est appelé dans les années 1840 à Berlin par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV afin de réorganiser la vie musicale de la cité. Il devient alors le compositeur européen le plus célèbre de son époque, notamment en Angleterre. À Leipzig, dans les années 1840, il se lie d'amitié avec le compositeur Robert Schumann qui voit en lui le « Mozart du XIXe siècle ». Il encourage d'autres compositeurs, tels Joseph Joachim Raff ou Niels Wilhelm Gade.



En 1837, il épouse Cécile Jeanrenaud, la fille d'un pasteur originaire de Môtiers dans le canton de Neuchâtel (Suisse). Ils ont quatre enfants.



La mort de Fanny, le 14 mai 1847, lui cause un profond chagrin et lui inspire son dernier quatuor. Cinq mois plus tard, le 28 octobre 1847, à Leipzig, il est pris de maux de tête très violents. Quelques jours plus tard, il est victime d’une nouvelle attaque et meurt le 4 novembre 1847, âgé seulement de 38 ans. Il est enterré à Berlin (cimetière de Mehringdamm).



Par deux de ses sœurs, Felix est lié aux mathématiques allemandes du XIXe siècle. Fanny est la grand-mère de Kurt Hensel, tandis que Rebecka (en) a épousé Peter Gustav Lejeune Dirichlet.



Abraham Mendelssohn, le père de Felix, avait abandonné la religion juive ; sa femme Lea et lui avaient délibérément choisi de ne pas faire circoncire leur fils, contrairement à la tradition4. Les enfants du couple sont d'abord élevés sans éducation religieuse, avant d'être baptisés par un pasteur réformé en 18165, moment où Felix reçoit les prénoms supplémentaires de Jakob et Ludwig. En 1822, Abraham et sa femme se font baptiser à leur tour et prennent officiellement le nom de Mendelssohn Bartholdy (qu'ils utilisaient depuis 1812) pour eux et leurs enfants6. L'ajout de Bartholdy a été suggéré par le frère de Lea, Jakob Salomon Bartholdy, qui avait hérité d'un domaine de ce nom à Luisenstadt et l'avait adopté pour lui-même7. Dans une lettre de 1829 à Felix, Abraham présente ce choix comme un moyen de marquer une rupture décisive avec les traditions de son père Moses : « Il ne peut pas plus y avoir de Mendelssohn chrétien que de Confucius juif8. » Alors au début de sa carrière musicale, Felix ne renonce pas au nom de Mendelssohn, comme le lui demande Abraham, mais par respect pour son père signe ses lettres et fait imprimer sur ses cartes de visite « Mendelssohn Bartholdy »9. La même année, sa sœur Fanny lui écrit à propos de « Bartholdy [...] ce nom que nous détestons tous »10.

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