O15195
Jérôme et Rufin



O15195 Jerome et Rufin

Jérôme et Rufin.



Ils sont amis d’enfance, depuis la Sardaigne.



Ils ont fait toutes leurs études ensemble.



Rufin à Beit Lehem, Jérôme à Jérusalem.



Wikipédia



En 397, Rufin retourne à Rome2. Il y traduit en latin le De principiis d'Origène, et l'Apologie pour Origène de Pamphile de Césarée. Il se brouille avec saint Jérôme à propos de ces traductions : dans une préface, il l'a présenté comme un admirateur (et traducteur) d'Origène. Jérôme écrit au moins trois textes très virulents contre Rufin, et il conteste notamment l'exactitude de sa traduction.



En 401, Rufin se retire dans un monastère, à Aquilée. Il est un moment inquiété pour son militantisme origéniste sur l'intervention de l'évêque Théophile d'Alexandrie, mais le pape finit par condamner seulement certaines thèses d'Origène en renvoyant Rufin à sa conscience. En 408, fuyant l'invasion des Wisigoths, il part avec des amis d'abord pour le sud de l'Italie, puis pour la Sicile, où il meurt.



Jérôme écrit un gros livre intitulé "Contre Rufin".



Extrêmement virulent contre lui.



Et lorsque Rufin meurt, il déclare :



"Le scorpion est mort ; il ne nous inoculera plus son venin."



Une violence, dont on a du mal à envisager qu’elle émane d’un saint.



On pense à la phrase de Sébastien Castellion, adressée à Calvin, après la mort sous la torture et le feu qu’il a imposée à Michel Servet :



"Calvin, tu appelles hérétique celui qui ne pense pas comme toi."



D’un autre côté, il a tellement de "sages" et de "saints" qui ne croient en rien…

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