O15075
Chantal Delsol : "Populisme, les demeurés de l’histoire"



O15075 Chantal Delsol : "Populisme, les demeures de l’histoire"

"Populisme, les demeurés de l’histoire"

Chantal Delsol

Editions du Rocher

2015



Idiot.



Premiers populistes

Nombreux tyrans des cités grecques.

7 ème et 8 ème siècle av. J.C.



Analogie frappante avec le phénomène contemporain.



Le tyran grec entretient avec la foule une complicité passionnée et vénéneuse.

C’est elle qui le porte au pouvoir.

Il le flatte.

Il l’applaudit.

Les cités sont gouvernées par des oligarchies qui font peu de cas d’une population essentiellement rurale.



Un serment des oligarques

Je serai l’adversaire du peuple, et lui ferai tout le mal que je pourrai.



Des aventuriers bon orateurs haranguent les foules.

Il leur promettent d’améliorer leur sort.



Le meneur de foule



Pauvres et méchants à la fois



La cité appartient aux pires coquins



Logos

Quête d’une vérité unique au moyen de la dialectique.

Il repousse le désir qui dénature les arguments.



L’idiotès est celui qui n’est pas en mesure de participer au dialogue.



La trahison du peuple



La défense du peuple réel



Meurtres



Le discours populiste



La parole obscène


Une dogmatique universaliste



L’émancipation érigée en dogmatique



La récusation des concepts



Un débat interdit



L’idiot du populisme n’est pas un citoyen



Citoyen

Définition

Capacité de passer de l’intérêt particulier à l’intérêt général.



La perversion du particularisme



Les amalgames injurieux



Le populisme face à la démocratie contemporaine



L’utilisation du charisme



Mépris et haine du peuple



Le champ de la brutalité



Le champ de la bêtise



Le champ du repli



Le champ de la frustration



Expression du désamour

Désamour entre l’élite et le peuple.

Face à face entre deux mentalités.

Riches et pauvres.

Instruits et illettrés.

Visions variées du bien-vivre et du devenir humain.



Les demeurés de l’Europe



Deux peuples au lieu d’un



Conclusion

Déclin de la démocratie

La démocratie lutte en permanence pour la démagogie.

Celle-ci est son fléau, sa tentation mortifère.

Mais une démocratie qui invente le concept de populisme lutte par le crachat et l’insulte contre des opinions contraires.

Alors, elle montre qu’elle manque à sa vocation démocratique.

Elle manifeste que ses élites, en dépit de leurs discours, n’ont pas accepté la controverse.

Qu’ils renouent avec la lutte des classes, exaspérées de ne pouvoir imposer leurs vérités.

Le populisme serait donc le sobriquet par lequel les démocraties perverties dissimulent vertueusement leur mépris pour le pluralisme.

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