O15035
Rainer Maria Rilke : "Poésies d’amour"



O15035 Rainer Maria Rilke : "Poesies d’amour"

"Poésies d’amour"

Rainer Maria Rilke

Circé Strasbourg

2015



La nuit furtive à travers les plis du rideau vient chercher
Un soleil oublié dans tes cheveux

Vois-tu, je ne veux rien que tenir tes mains
Et être bon et calme et plein de paix.



Viens avec moi. Le matin ne le saura jamais.
Et dans la maison nulle lampe n’épiera ta beauté..

Le jour a mis tous mes rêves en pièces.
Tresses-en une couronne.



Les terreurs de fièvre vont vers les femmes claires
Qui les apaisent et comprennent la peur.



Je suis tes pas dans ma profonde confiance en toi.



Etre sans dessein autant qu’il est possible,
Telle est notre aspiration d’humains.



L’inquiétude qui lui vint de tant de femme ;
Mais son sexe est fort et tel un dragon
Qui attend endormi dans le vallon de la pudeur.



Son corps est comme un fiancé,
Il s’écoule, allongé, comme un ruisseau.



Ce lit n’est-il pas comme un rivage,
Juste une rive étroite où nous sommes étendus ?
Rien n’est certain que tes seins hauts placés



L’être, encore inexploré. Et elle, ouverte,
Déjà reconnaissait celui qui venait dans le cygne
Et déjà elle savait qu’il réclamait une seule chose.



Elle glissa vers des ombres inconnues,
Alors il sentit que de l’autre côté elles avaient
Comme une lune, son sourire de jeune fille
Et sa façon d’être bienfaisante.



Parce que tu n’écoutes pas, parce que tu es une femme.

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