O15018
Samuel Taylor Coleridge : "La ballade du vieux marin et autres textes"



O15018 Samuel Taylor Coleridge : "La ballade du vieux marin et autres textes"

"La ballade du vieux marin et autres textes"

Samuel Taylor Coleridge

Gallimard

2005



1772-1834.



LA BALLADE DU VIEUX MARIN



Comment un navire ayant dépassé l’Equateur fut chassé par les tempêtes en direction des Contrées froides du pôle sud.

Il fit ensuite route vers les Tropiques du Grand Océan Pacifique.

Quelles choses étranges s’ensuivirent pour lui.

Par quelle manière le Vieux Marin revint dans son propre pays.



LE CACHOT



Ah ! ce lieu que nos ancêtres ont construit pour l’homme !
Le cadeau de notre sagesse et de notre amour
A tous nos pauvres frères qui nous ont offensés

Des innocents, qui sait ? – et quand bien même coupables ,

Est-ce là le seul remède ? Dieu miséricordieux !

Chaque pore, chaque canal naturel étant obstrué
Par l’ignorance et la pauvreté desséchantes



LA HARPE EOLIENNE



Oh ma Sara ! quel paisible, quel doux plaisir
D’être, ta joue pensivement inclinée sur mon bras



CRAINTES DANS LA SOLITUDE



Un havre de silence dans le vert des collines,
Un val étroit et silencieux ! Jamais lieu
Plus calme ne vit planer l’alouette toute à son chant.



KUBLA KHAN



En Xanadu dit Kubla Khan
Qu’on crée un grand dôme de plaisir
Où courrait Alphe, rivière sacrée,
Par des cavernes sans fond pour l’homme
Jusqu’à une mer sans jour !



Ballade de Sir Patrick Spence

Hier très tard j’ai vu la lune
Nouvelle qui tenait l’ancienne
Dans ses bras ! Maître j’ai peur, j’ai peur
Qu’éclate une tempête de mort !



LES ANGOISSES DU SOMMEIL


Avant de m’être au lit confié
Je n’ai jamais dit ma prière

Mais en silence, par lents degrés,
J’informe mon esprit à aimer.



MON FILS



Ce petit Elfe souple qu’est l’enfant,
Qui chante, qui danse pour lui-même,
Enfant des fées aux grosses joues rouges,
Qui trouve toujours sans rien chercher,
Est un spectacle tel pour les yeux
Que ceux de son père s’illuminent.

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