O14982
Gérald Antoine : "Paul Claudel, ou l’enfer du génie"



O14982 Gerald Antoine : "Paul Claudel, ou l’enfer du genie"

"Paul Claudel, ou l’enfer du génie"

Gérald Antoine

Robert Laffont

1988



Les biographies, toujours si bêtes…



Mon défaut essentiel :

L’ignorance du prochain.



Et ma sœur Camille ? Qui s’en est occupé pendant les trente ans qu’elle a passés à l’hôpital psychiatrique de Montevergues ?



Je suis comme ma sœur Camille, d’un caractère violent et orgueilleux et peu sociable.

Sauvage, comme on dit.



Fac à la haine des professeurs qui, en France, occupent toutes les positions stratégiques, j’ai pu procéder en paix au développement de mon immense phénomène.



Il est nécessaire que je ne sois pas un heureux !

Il est nécessaire que je ne sois pas un satisfait !



Il est nécessaire que l’on ne me bouche pas la bouche et les yeux avec cet espèce de bonheur qui nous ôte le désir !



Le pire, pour les familles, une vocation artistique.



Où est le printemps ?

Où est la couleur de l’enfance ?



Que ne suis-je un prêtre, comme je devrais sans doute l’être, au lieu du misérable écrivain bon à rien que je suis !...



La femme aura pour lui un triple visage mystique.

La Sagesse, des Livres Saints.

La Vierge.

L’Eglise.



Quel compte donc fais-tu des femmes . tout serait trop facile sans elles.



J’étais

J’ai été un homme de désir.



Cette femme qui est la grâce peut aussi bien devenir la perdition.



L’âge vient, tu as assez longtemps erré, demeurons ensemble avec la sagesse.



L’avenir m’a toujours paru plus intéressant que le passé.

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