O14866
Saint Cyrille d’Alexandrie, polémiste opiniâtre, injuste et assassin d’Hypatie



O14866 Saint Cyrille d’Alexandrie, polemiste opiniatre, injuste et assassin d’Hypatie

Saint Cyrille d’Alexandrie, polémiste opiniâtre, injuste et assassin d’Hypatie.



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Patriarche d'Alexandrie le 17 octobre 412, neveu et successeur de Théophile, Cyrille s'attache à éradiquer le paganisme, le judaïsme et ce qu'il considère comme des hérésies : il écrit contre les Ariens et les Antiochiens, et fait fermer les synagogues et les églises des novatiens. Ces mesures brutales l'opposent à Oreste, préfet d'Égypte(chrétien lui aussi), et sont l'occasion de pogroms et autres scènes sanglantes, au cours desquelles périt en 415 la philosophe Hypatie, victime d'un lynchage1. Il anéantit ainsi la communauté juive et s'en prend de la même manière aux autres communautés chrétiennes qualifiées d'hérétiques2.



CONTRE NESTORIUS



Cyrille s'oppose au patriarche de Constantinople, Nestorius qui refusait de donner à Marie le titre Theotokos (« qui a enfanté Dieu », improprement traduit « mère de Dieu »). Il le fait condamner par le concile d'Éphèse, en 431.
En 429, Cyrille attaque les positions de Nestorius dans des homélies, puis dans uneLettre aux moines et enfin dans une correspondance avec Nestorius (Deuxième Lettre de Cyrille à Nestorius3). En 430, Cyrille fait porter à Rome, par le diacre Posidonius, un dossier christologique traduit en latin avec la mission d'accuser Nestorius d'adoptianiste, c'est-à-dire quelqu'un qui conçoit Christ comme un homme que Dieu aurait adopté. Sur la foi de Jean Cassien, moine marseillais, bon connaisseur de l'Orient, un synode régional à Rome condamne Nestorius en août et exige une rétractation dans les dix jours.
Nestorius conseille à l'empereur Théodose II de réunir un concile œcuménique à Éphèse pour la Pentecôte 431. La lettre de convocation date du 19 novembre 430 pour une réunion en juin 431. Durant ce même mois de novembre, Cyrille réunit un synode régional à Alexandrie qui condamne Nestorius et adresse au patriarche de Constantinople une troisième lettre avec douze anathèmes inacceptables pour les Orientaux3.
La position défendue par Cyrille (affirmant l'« Union hypostatique » avec « communication idiomatique » du Verbe divin et de la nature charnelle en l'unique personne de Jésus-Christ, c'est-à-dire « une seule personne, le Verbe ayant assumé la nature humaine »), l'opposait en effet à celle des Antiochiens, selon laquelle le Verbe divin (le « fils de Dieu se manifestant à travers l'homme Jésus ») n'était qu'un « privilège » du Christ, ce qui implique aussi que Marie soit seulement la « mère de Jésus » (Christotokos), à la virginité spirituelle (exempte du « péché originel ») et non forcément charnelle (« Vierge Marie »).
En n'attendant pas des évêques retardataires et en forçant la main à quelques autres[réf. nécessaire], Cyrille, avec l'aide de Memnon d'Éphèse, fit condamner Nestorius et proclamer « Marie, Mère de Dieu » (Theotokos) et non « mère de Jésus ». Cette doctrine devint celle des Églises catholiques et orthodoxes.
Après un long magistère de trente-deux années, Cyrille meurt en 444.



THEOLOGIE



Cyrille promut la formule « Une est la nature incarnée de Dieu le Verbe4 » par laquelle il s'opposait à la dualité des natures défendue par les Antiochiens5. Cette formule sera largement utilisée lors de la crise et du schisme monophysite6.
Ses positions christologiques sont résumées dans le Symbole d'union qu'il signe, en 433, deux ans après les affrontements du concile d'Éphèse, avec Jean, le patriarche d'Antioche :
« Nous professons
que Notre Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, est vrai Dieu et vrai homme, composé d’un corps et d’une âme raisonnable ;
qu’il a été engendré du Père avant tous les temps pour ce qui concerne la divinité, et, pour ce qui concerne son humanité, qu’il est né d’une Vierge à la fin des temps pour nous et notre salut ;
qu’il est de même substance que le Père pour ce qui concerne la divinité, et de même substance que nous pour ce qui concerne l’humanité, car les deux natures sont unies l’une à l’autre. Aussi ne reconnaissons-nous qu’un seul Christ, un seul Seigneur, un seul Fils.
À cause de cette union, qui est exempte de tout mélange, nous reconnaissons également que la sainte Vierge est mère de Dieu, parce que Dieu, le Logos, devenu chair et homme, s’est adjoint, à partir de la conception, le temple (l’humanité) qu’il a pris d’elle (de la Vierge). »



VENERATION




Reconnu comme saint par les orthodoxes et les catholiques, il est fêté respectivement les 97 et 27 juin8. Il a été proclamé docteur de l'Église en 1882 par le pape Léon XIII.
Dans une audience du 3 octobre 2007, Benoît XVI lui rend hommage pour son importante contribution au culte marial.



Cyrille a fait assassiner Hypatie.



Déclarée prostituée.



Cyrille était très jaloux de son audience à Alexandrie.




Oreste, le gouverneur, aimait son enseignement.



Mais elle était vierge.



Agressée à son retour d’un cours.



Entraînée dans une église.



Dépecée.



Brûlée.



Ses yeux encore vivants.



Pas de procès contre Cyrille.



Il est même canoisé, pour ses loyaux services envers l’Eglise.



Egalement appréciée par les catholiques et les orthodoxes, tous très attachés à la vraie "spiritualité".

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